C’était du bluff. Nicolas Sarkozy semble bien s’être comporté face aux salariés de l’automobile et aux Français comme un joueur de poker d’arrière-salle mettant en gage sur la table, disons, sa Rolex. Souvenons-nous. Le plan de soutien à l’automobile devait être assorti de sévères garanties, dont l’engagement de ne pas délocaliser. Moins de trois semaines après, il faut bien peser la déclaration de l’exécutif européen après le Conseil extraordinaire de samedi. « Les conventions de prêt avec les constructeurs automobiles ne contiennent aucune condition relevant de la localisation de leurs activités ou de l’approvisionnement en priorité auprès de fournisseurs installés en France. »