Une période assimilée par lui à une sorte d’âge d’or : « Les historiens ne parlent que des aspects négatifs de l’esclavage et c’est regrettable », déplore-t-il sans vergogne. « Ce scandaleux propos en rajoute à l’exaspération de la population en lutte » aux Antilles, a réagi le PCF. Autre condamnation, celle du ministre de l’Outre-Mer, Yves Jégo, qui a jugé ces propos « parfaitement ignobles ».

Face à l’émotion soulevée par ces assertions racistes et révisionnistes, Alain Huygues-Despointes a laborieusement tenté de se défendre en mettant en cause, dans un communiqué, « la déontologie » du journaliste, coupable à ses yeux d’avoir « sorti des propos de leur contexte ».

Un argumentaire qui risque de ne pas peser bien lourd devant la justice. Le parquet de la Martinique a en effet ouvert, lundi, une information judiciaire pour « apologie de crimes contre l’humanité et incitation à la haine raciale ».