Les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), la FSU, Solidaires (Sud) et l’Unsa ont fixé comme mot d’ordre de cette journée "la défense de la retraite solidaire", menacée par le projet gouvernemental présenté fin avril.

La CGT table ainsi sur une "nouvelle et puissante démonstration de force", après les grèves et manifestations du 15 mai dans la Fonction publique, qui ont réuni 300.000 manifestants. Jean-Claude Mailly (FO) "espère plus de 500.000 manifestants", et pour la CFDT, la mobilisation sera "forte".

Les syndicats insistent pour que le succès de la mobilisation ne soit pas mesuré à l’aune des taux de grévistes, mais à celle de la participation aux quelque 80 manifestations prévues.

A Paris, départ du cortège place de la Bastille 14h30, en direction de République pour finir à Saint Augustin.

Dans certains secteurs, des préavis ont été déposés pour que ceux qui le souhaitent puissent faire grève, mais les confédérations n’appellent pas formellement à la grève.

"L’objectif, ce n’est absolument pas de mettre les gens en grève", estime Jean-Louis Malys (CFDT), jugeant que certains salariés pouvaient manifester en prenant par exemple des RTT.

Pour la Fonction publique, cinq fédérations (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC) appellent à participer "massivement aux manifestations", et à "toutes formes de mobilisations, pouvant aller jusqu’à la grève". La CFDT et l’Unsa appellent également à manifester, sans avoir déposé de préavis.

Gérard Aschieri (FSU) souligne que "les taux de grévistes du 22 mai ne pourront pas être comparés à ceux du 15", l’objectif étant de "réussir les manifestations". Pour les enseignants, les retenues de salaires lors des précédentes grèves commencent à peser.

Si tous les syndicats font bloc contre l’allongement à partir de 2009 de la durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein, certains comme la CFDT plaident pour qu’il soit conditionné à des résultats dans l’emploi des seniors, tandis que la CGT et FO ne veulent pas en entendre parler. Cette nuance importante explique le slogan large de l’appel intersyndical. Enfin, si les syndicats ont des divergences sur les nouveaux financement des retraites, tous regrettent la faiblesse des mesures annoncées fin avril pour garantir le niveau des pensions (dont une hausse de 0,8% au 1er septembre).