Suppression de 35000 postes acquise

L'emploi, la formation professionnelle, la santé, le soutien au développement des entreprises et surtout le logement seraient visés dans un premier temps. En atten­dant d'y adjoindre d'autres domaines comme la solida­rité, la politique familiale, qui figurent parmi les cibles de la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée par le premier mi­nistre le 10 juillet dernier.

Objectif: faire participer les administrations et les ser­vices publics à « une plus grande maîtrise des dépenses publiques » et à la « diminu­tion des effectifs de l'État grâce au non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux », indiquait en dé­cembre le ministre du Bud­get, Eric Woerth.

Après la fusion de l'ANPE et des As­sedic et celle des impôts et de­ la comptabilité publique, l’exécutif passe donc à une nouvelle étape.

D'ores et déjà, la suppression de 35 000 postes de fonction­naires supplémentaires en 2009  semble acquise, après les 23 000 programmées cette année. Les mesures d'économies sur les « poli­tiques d'intervention» s'ins­crivant quant à elles dans le cadre de la  nouvelle procédure de budget prévisionnel triannuel 2009-2011.

Ces mesures rentrent bien dans le plan de rigueur que le pouvoir veut imposer aux Français pour contenir le coût de ses cadeaux aux plus riches.

Même s'il s'en défend, ces mesures rentrent bel et bien dans le cadre du plan de ri­gueur que le pouvoir entend imposer aux Français pour contenir le coût financier de ses « réformes » et de ses cadeaux aux plus riches en période de crise économique, avec une croissance revue à la baisse et un déficit public qui se creuse.      

     A titre d'exemple, le paquet fis­cal de 15 milliards d'euros an­nuels voté cet été, dont une grande part bénéficie sous forme de restitution d'impôt aux contribuables sur la for­tune, représente plus de deux fois les 6 à 7 milliards d'euros d'économie recherchées mais la droite refuse de le remettre en cause.

« On est rentré dans une période nouvelle (...) qui aboutira à des économies », a fait savoir hier le ministre de l'Immigration, Brice Horte­feux. De son côté, le président (divers droite) de la commis­sion des Finances du Sénat Jean Arthuis, a estimé que « la rigueur est une obligation» dans « le contexte de déficit pu­blic que nous connaissons », comptant sur la RDPP pour la   mettre en œuvre.

Le Medef réclame 20 milliards

Le gouvernement et la ma­jorité ont reçu un soutien de poids avec le MEDEF, qui propose de porter les écono­mies à 20 milliards d'euros par an à l'occasion de la RGPP, tout en baissant la contribu­tion des entreprises à la collec­tivité avec une « réduction pro­gressive de la taxe profession­nelle » et le « transfert des charges famille et santé» vers la fiscalité des ménages.