La vraie faillite de l'Etat.
Par Régis TRILLES le lundi 15 octobre 2007, 11:32 - Retraites - Lien permanent
Cadeaux aux riches, attaques contre les fonctionnaires et la santé, nouveaux prélèvements… Pas la peine d’aller plus loin : si faillite de l’Etat il y a, elle est dans la gabegie financière qui caractérise le début de règne de Sarkozy et sa clique.
En dramatisant la question de la dette publique, François Fillon entend préparer les esprits à une restriction considérable des dépenses publiques et sociales, tout en se redonnant médiatiquement une place de premier rang dans la mise en œuvre de la politique présidentielle.
Il s'agit en fait pour Nicolas Sarkozy d'imposer une marche forcée au « retour à l'équilibre des finances publiques » vers 2010 ou 2012 au prix de réformes régressives des retraites, de rationnement drastique des dépenses de santé et d'enseignement, l'éclatement du statut de la fonction publique, mais aussi de nouveaux prélèvements sur les salaires et les familles comme la menace qui pèse sur la mise en place d'une TVA dite « sociale».
Ainsi, la suppression de 22921 fonctionnaires, dont 11 200 dans l'éducation nationale, et l'instauration de franchises médicales se combinent avec les 11,5 millions d'euros de cadeaux fiscaux supplémentaires accordés aux foyers les plus riches.
Tout cela sans compter les 27 milliards d'euros que l'État débourserait pour la baisse des cotisations sociales patronales inscrites dans le PLF de 2008.
Côté syndical, le diagnostic est clair: « Derrière le mot de " faillite" employé par le premier ministre, il faut entendre rigueur », explique la CGT. Même constat côté politique: le gouvernement organise « le siphonnage des caisses publiques pour pouvoir démanteler le service public et justifier des politiques d'austérité », assure le député de Seine-Saint-Denis ; Jean Pierre Brard.
Avec ce projet de loi de finances, François Fillon se place en pointe des réformes chères au président
Sarkozy ; celui-ci pouvant ainsi plus facilement jouer la carte du pragmatisme afin de diviser les syndicats en les intégrant à ces réformes.
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