Retraites : Une campagne de désinformation de grande ampleur
Par Régis TRILLES le lundi 1 octobre 2007, 22:39 - Retraites - Lien permanent
L'offensive du gouvernement vise, en réalité, l'ensemble des retraites, celles des régimes spéciaux comme celles du régime général. François Fillon vient de réaffirmer que la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein devrait passer à 41 annuités entre 2009 et 2012, ce qui est une interprétation extensive de sa propre loi de 2003.
N'oublions pas non plus que Laurence Parisot réclamait récemment le passage à 42 annuités.
On veut faire croire qu'en attaquant les régimes spéciaux, on réglerait le problème global. Or, les salariés relevant de ces régimes représentent aujourd'hui moins de 5 % de l'ensemble. A qui fera-t-on croire que ces mesures régleront le problème pour les 95 % restants ?
Le gouvernement dit vouloir rétablir l’équité. Or, pour l'essentiel, les dispositions plus favorables des principaux régimes spéciaux ont des contreparties: la pénibilité du travail, les horaires décalés et le travail le week-end'; un taux de remplacement de 10 % plus bas en moyenne que dans le secteur privé car les primes ne sont pas incluses dans le calcul de la retraite, etc.
Pas la moindre trace de privilèges dans ces réalités. Le véritable scandale est que le patronat refuse de tenir compte de la pénibilité du travail dans le secteur privé où existent des situations comparables. Cela fait presque trois ans qu'il bloque les négociations.
La stratégie du gouvernement et du MEDEF, c'est la régression pour tous. Cela s'inscrit dans leur volonté d'instaurer un « contrat social » épousant au mieux les exigences de compétitivité et d'attractivité du grand capital dans la financiarisation mondialisée.
Le véritable problème est celui de la part de richesses consacrées aux nouveaux besoins nés de l'évolution démographique. Financer la retraite pour tous avec 37,5 annuités de cotisations est possible. Cela représente 4 points de PIB jusqu'en 2040.
Ils seront largement assurés par le doublement des richesses créées dans le même temps, à condition toutefois de s'attaquer aux vrais privilèges, ceux des actionnaires du CAC 40 et des marchés financiers.
Il faut en finir avec les allégements de charges sociales
sans effet sur l'emploi (plus de 25 milliards d'euros
cette année), percevoir sur les profits financiers
une cotisation sociale au même taux que celle prélevée
sur les salaires, revoir les cotisations des
entreprises pour pénaliser les délocalisations,
les restructurations génératrices de chômage et favoriser
les politiques d'emplois.
Cette question est en effet déterminante pour l'équilibre
d'ensemble du système.
Il est donc important de rétablir les faits, de ne pas se laisser
impressionner par la violence de l'offensive.
Le Parti communiste entend jouer tout son rôle dans cette
bataille. Il se félicite des actions décidées par les organisations
syndicales le 18 octobre prochain et appelle à la mobilisation
pour assurer leur succès. Le rassemblement qu'il organise le
27 octobre à Paris sera une occasion forte de riposter et de
promouvoir les solutions alternatives relevant d’un autre
choix de société.
Commentaires
Une référence , un exemple à suivre !
le Smig en Mai 1968 370 F par Mois
le Smig au 1Juillet 68 570 Fpar Mois
Soit 54 % d'augmentation ont générés
de 1968 A 1978 10 Années de plein
régime et de croissance!
Pourquoi ne pas envisager de fêter
le Quarantième anniversaire de 1968 !
Et de mettre Le SMIG de 1270 + 54 %
à 2000 Euros
On ai encore loin des 172 % de Sarko !
et le pouvoir d'achat aura un effet
bénéfique sur l'emploi et le pouvoir d'
achat !
C'est un exemple précis concrêt qui peut
être confirmé par tous ceux qui ont été
concernés !