La suppression de 22921 postes dans la fonction publique sera sans doute la marque principale du budget 2008. Comme prévu, les mi­nistères de l'Éducation (- 11,200), de la Défense (- 6 037), de l'Économie et du Budget(- 2830) et de l'Inté­rieur (- 2 306)sont les plus touchés par les suppressions de postes.

Pour l’enseigne­ment scolaire, qui est doté d’un budget de 59,26 milliards d'euros, stable par rapport à l'année dernière, ce sont les collèges et lycées qui paieront le prix fort de ces suppres­sions, avec 12400 suppres­sions, alors que 840 postes sont créés dans le primaire.

1000 personnels administra­tifs ne seront pas remplacés.

Ces suppressions de postes n'empêchent pas Nicolas Sar­kozy d'estimer que le budget 2008 est « tourné sur la valori­sation du travail pour créer de la richesse et de l'activité».

L'enseignement supérieur et la recherche sont dotés d'un budget en hausse de 1,8 mil­liard d'euros supplémentaires, en progression de 7,33 % par rapport à 2007.

Mais aucune création de poste n'est prévue.

Concernant la fiscalité, nulle mesure nouvelle ne favorise la relance de la consommation, à l'exception des 260 millions d'euros de revalorisation de la prime pour l'emploi. Ils ne compenseront certainement pas le matraquage des salariés pauvres par l'instauration des franchises médicales et les augmentations programmées de la TVA.

Par contre, les action­naires, les grandes entreprises et grandes fortunes se verront confortés par une série de me­sures fiscales : aux 15 milliards du paquet fiscal s’ajouteront l'exonération de l’ISF sur les actions conservées pendant deux ans au lieu de six, l'allège­ment de la fiscalité sur les reve­nus tirés des brevets et la réduc­tion d'impôts portée de 10 % à 30 % sur les investissements en recherche et développement...