« Nous ne sommes pas entendus de la part de la direction ni du gouvernement. Une intervention des cheminots est néces­saire pour imposer d'autres choix beaucoup plus porteurs et en rapport avec l'intérêt gé­néral "a expliqué Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT, avant de souhai­ter que « cette journée natio­nale de grève puisse aussi aider à construire des mobilisa­tions interprofessionnelles ».

Le mouvement des chemi­nots prévu le 18 octobre pro­chain devrait prendre la forme d'une grève « carrée» (grève de 24 heures). Ses or­ganisateurs doivent en déci­der « prochainement ».

Les deux fédérations UNSA et  FGAAC, qui ne sont pas pour l'instant parties prenantes de cette journée d' action, n'ont cependant pas écarté d'y participer.. Elles ré­servent leur décision jusqu'à la réunion de leurs instances nationales.       

Réunies mercredi soir, lesfédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC et FO de l'énergie ont dénoncé « une parodie de concertation sur la base d'un dossier ficelé (la suppression  des régimes spéciaux - NDLR)» et ont condamné « avec fermeté le fond et la forme de l'attaque sans précédent du président de la République sur les ga­ranties sociales des salariés».Dans leur communiqué, lesorganisations syndicales des industries électriques et gazières (LEG) «n'excluent pas de s'associer à une journée d'action nationale».

Elles devraient se rencontrer a nouveau « dans les jours qui viennent pour arrêter un proces­sus de mobilisation et d'ac­tion avec des temps forts à la hauteur des enjeux». Selon le porte-parole de la CGT éner­gie, Maurice Marion, les fédé­rations de l'énergie « n'ex­cluent pas d'appeler à la grève».

Pour sa part, FO éner­gie appelle à la grève le 18 oc­tobre « contre la suppression des régimes spéciaux et la fu­sion entre GDF et Suez ».

À la RATP, où SUD ap­pelle d'ores et déjà à la grève le 18 octobre, les organisa­tions syndicales qui se sontréunies hier matin n' écartentpas une mobilisation prochaine. Elles « travaillent à des initiatives dans une démarche cohérente avec les autres grands secteurs concernés, aucune initiative, dont le recours à une ou plu­sieurs journées d'action, n'est exclue », ont ainsi indiqué la CGT, l'UNSA, la CFDT, les Indépendants, FO, SUD, la CFE-CGC et la CFTC.

Le responsable de la CGT (ma­joritaire à la RATP), Cyril Brown, a précisé que les at­taques du gouvernement « nécessitent que tous les sec­teurs concernés se fédèrent, portent une réponse au plus haut niveau. Nous ne voulons pas faire grève comme le vou­drait Sarkozy pour défendre nos prétendus privi1èges, mais souhaitons un rassemblement plus large »,

Enfin, dans la métallurgie, la CGT appelle les salariés à se mobiliser lors d'une mani­festation le 13 octobre pro­chain pour « faire reconnaître la pénibilité, le droit à la santé au travail et aux départs en retraite anticipée».