Les organisations patro­nales françaises sont comblées. Elles avaient largement influencé ses pro­messes fiscales ou son discours sur la «valeur travail».

Lau­rence Parisot, présidente du MEDEF, a donc, en toute lo­gique, adressé dès dimanche ses plus vives félicitations à Ni­colas Sarkozy. Plus encore, elle lui a fait savoir, par télé­gramme, que le mouvement patronal entend «contribuer avec responsabilité et enthou­siasme» à la «réussite» de son mandat. « Votre très nette vic­toire intervient au terme d'une campagne où les questions économiques et sociales ont été placées au cœur du débat, et nous nous en réjouissons», indique-t-elle.

«Nous formons pour vous et pour le futur gou­vernement de la France des vœux de réussite pour que notre pays retrouve le chemin d'une croissance forte et pé­renne au service du plein-em­ploi et du désendettement», dit en substance Laurence Pari­sot. Elle souhaite également «contribuer avec responsabi­lité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France».

De son côté, la Confédé­ration générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) se dit également prête à «œuvrer en faveur du changement» et «attend que se concrétisent rapidement les mesures fiscales et sociales an­noncées, en particulier celles ayant trait au temps de travail et à la baisse des charges so­ciales». La CGPME dit «se ré­jouir» des premières déclara­tions de Nicolas Sarkozy «  au travers desquelles il a souhaité valoriser le travail en rompant avec l’assistanat, et ce dans un esprit de rassemblement de tous les Français».

Tout comme le MEDEF, la Confé­dération générale des petites et moyennes entreprises non seu­lement soutient le représentant de la droite française, mais en­tend également être un levier puissant pour la mise en œuvre des mesures annoncées.

Les petites et moyennes entreprises (PME), « acteurs majeurs de la croissance et de remploi, se­ront, sans nul doute, le fer de lance du nouvel élan désor­mais engagé», déclare la CGPME.

Enfin, l'Union pro­fessionnelle artisanale (UP A) demande une réunion rapide du futur gouvernement et des partenaires sociaux. «On es­père que, très rapidement, il y a aura une concertation avec les partenaires sociaux sur tous les sujets qui nous concernent, notamment la formation pro­fessionnelle, l'orientation des .jeunes, la défiscalisation des heures supplémentaires», a déclaré Pierre Burban, son secré­taire général (AFP).

De façon écrasante, les organisations patronales soutiennent sans équivoque le futur président. Elles attendent en particulier la mise en œuvre rapide des promesses fiscales, comme la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA), im­pôt basé sur le chiffre d'af­faires des entreprises. La me­sure pourrait être proposée dès le projet de budget 2008.