MEDEF : Sarkozy sans réserve
Par Régis TRILLES le mercredi 9 mai 2007, 19:03 - Présidentielle 2è tour - Lien permanent
Les organisations patronales soutiennent totalement le nouveau président. Elles attendent une mise en œuvre rapide des promesses fiscales.
Laurence Parisot, présidente du MEDEF, a donc, en toute logique, adressé dès dimanche ses plus vives félicitations à Nicolas Sarkozy. Plus encore, elle lui a fait savoir, par télégramme, que le mouvement patronal entend «contribuer avec responsabilité et enthousiasme» à la «réussite» de son mandat. « Votre très nette victoire intervient au terme d'une campagne où les questions économiques et sociales ont été placées au cœur du débat, et nous nous en réjouissons», indique-t-elle.
«Nous formons pour vous et pour le futur gouvernement de la France des vœux de réussite pour que notre pays retrouve le chemin d'une croissance forte et pérenne au service du plein-emploi et du désendettement», dit en substance Laurence Parisot. Elle souhaite également «contribuer avec responsabilité et enthousiasme à l'écriture de la nouvelle page qui s'ouvre pour la France».
De son côté, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) se dit également prête à «œuvrer en faveur du changement» et «attend que se concrétisent rapidement les mesures fiscales et sociales annoncées, en particulier celles ayant trait au temps de travail et à la baisse des charges sociales». La CGPME dit «se réjouir» des premières déclarations de Nicolas Sarkozy « au travers desquelles il a souhaité valoriser le travail en rompant avec l’assistanat, et ce dans un esprit de rassemblement de tous les Français».
Tout comme le MEDEF, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises non seulement soutient le représentant de la droite française, mais entend également être un levier puissant pour la mise en œuvre des mesures annoncées.
Les petites et moyennes entreprises (PME), « acteurs majeurs de la croissance et de remploi, seront, sans nul doute, le fer de lance du nouvel élan désormais engagé», déclare la CGPME.
Enfin, l'Union professionnelle artisanale (UP A) demande une réunion rapide du futur gouvernement et des partenaires sociaux. «On espère que, très rapidement, il y a aura une concertation avec les partenaires sociaux sur tous les sujets qui nous concernent, notamment la formation professionnelle, l'orientation des .jeunes, la défiscalisation des heures supplémentaires», a déclaré Pierre Burban, son secrétaire général (AFP).
De façon écrasante, les organisations patronales soutiennent sans équivoque le futur président. Elles attendent en particulier la mise en œuvre rapide des promesses fiscales, comme la suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA), impôt basé sur le chiffre d'affaires des entreprises. La mesure pourrait être proposée dès le projet de budget 2008.
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