Pas tombé dans l’oreille de sourds !
Par Régis TRILLES le lundi 7 mai 2007, 15:51 - France d'après - Lien permanent
Ils étaient nombreux, hier au soir, à la télévision, à savourer la victoire, à force de sourires, de promesses et d’engagements. La confiance n’étant pas là, nous avons tout noté. En commençant par Sa Majesté Nicolas en personne. Pour mémoire. Et éventuel rappel en cas d’oubli ou de retard . Parce qu’en matière de promesses sans lendemain, les aînés des Sarkozy et consort nous ont mal habitués et que notre mémoire est toujours vive…
Nicolas Sarkozy :« Le peuple français a choisi de rompre avec les idées, les habitudes, les comportements du passé. Je vais donc réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect. Je vais remettre à l’honneur et l’identité nationale, je vais rendre aux français l’identité de la France(…)Le peuple français a choisi le changement, je le mettrai en œuvre. Mais je le ferai avec tous les français. Je le ferai dans un esprit d’union et dans un esprit de fraternité, je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d(être exclu(...) Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre république(…) Tous ceux que la vie a blessés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés.
Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, a déclaré sur France 3 que l'élection de Nicolas Sarkozy était "un moment d'histoire pour la droite". "Ce vote, c’est la décision d'un peuple qui aspire profondément au changement et cela commande un esprit de changement. »
Christian Poncelet, président UMP du Sénat, a salué « la victoire indiscutable" de Nicolas Sarkozy et souhaité "une mise en œuvre sans délai des mesures attendues par les Français". Le président de la République "nouvellement é1u a fait naître chez nos compatriotes un espoir à la hauteur de la tâche à accomplir", a-t-il ajouté, "il lui revient à présent de mettre en œuvre sans délai les mesures attendues par les Français".
Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a estimé que ceux qui avaient "raison ce soir étaient les Français". "Nicolas Sarkozy a exprimé avec une totale franchise tout ce qu'il ressentait et ce qu'il jugeait utile pour résoudre les problèmes des Français; il (le) leur a dit, les Français l'ont entendu"
Michèle Alliot Marie a jugé que Nicolas Sarkozy avait l’obligation de rassembler tous les Français, condition dumaintien de la place de la France dans le monde.
"La victoire de Nicolas Sarkozy intervient à l'issue d'une campagne où les choses ont été dites clairement", a jugé la ministre de la Défense pour qui le président élu en a tiré une "responsabilité à l'égard de tous les Français, une responsabilité de rassemblement du plus grand nombre de Français ».
Jean Marie Le Pen, président du FN, a déclaré à la télévision que « le Front national incarne seul l'espoir d'une autre politique", en appelant ses électeurs à se mobiliser "dès le premier tour" des élections législatives. "La France a voté contre une nouvelle catastrophe socialiste", a dit M. Le Pen.
Philippe De Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), a souligné à quel point « l’attente des Français était immense »au regard du score obtenu par le président élu Nicolas Sarkozy. La victoire de M. Sarkozy « le charge d'une responsabilité énorme face au pays »a estimé M. de Villiers qui "se félicite de la défaite de la gauche et espère que les espoirs exprimés par les Français ne seront pas déçus comme par le passé ».
Johnny Hallyday: Nicolas Sarkozy « tiendra parole. ]'en suis certain, j'en ai encore parlé avec lui tout à l'heure. Il tiendra parole. C'est un homme d'honneur, c'est un homme qui aime sa famille, c'est un homme qui aime ses amis. Un homme qui aime tout ça ne peut pas trahir son pays. » a déclaré le chanteur après avoir passé la soirée avec Nicolas Sarkozy.
Jacques Chirac : Le président de la République sortant a félicité N. Sarkozy de sa victoire à la présidentielle et a formé "des vœux pour la réussite de sa mission. »
Jean-Pierre Raffarin (UMP) : "C'est un grand bonheur" a déclaré l'ancien 1er ministre. " Dès ce soir, il va montrer sadétermination à tenir les engagements qu'il a pris devant les Français".
Alain Juppé (UMP): La première obligation de N. Sarkozy est désormais de "rassembler" car il est "le président de tous les Français » a jugé l'ancien Premier Ministre pour qui "la France n'est pas coupée en deux".
Valéry Giscard d’Estaing (UDF) : L'ancien président de la République a formé ses "souhaits" pour l'action de N. Sarkozy, qu'il "engage fermement notre pays sur la voie de la modernisation dont il a un urgent besoin après vingt-cinq années de contradictions et d'immobilisme."
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