Cette part de rejet atteint 56 % chez les électeurs ayant l'intention de voter pour Ségolène Royal, contre 40 % chez ceux de Nicolas Sarkozy.

C'est parmi les électeurs ayant choisi François Bayrou au premier tour que le vote de refus est le plus fort : 65 %. Il est majoritaire (55 %) chez ceux qui envisagent de se reporter au second tour sur M. Sarkozy, mais culmine à 72 % chez ceux qui disent avoir choisi Mme Royal.

Les "Bayrouistes" qui rejettent Nicolas Sarkozy lui font grief de ses propos (63 %) et de sa personnalité (57 %). Ceux qui refusent la candidate socialiste s'interrogent sur son programme (42 %) et sa capacité à exercer le pouvoir (49 %).

39 % d’indécis chez les électeurs de François Bayrou

D'après l'enquête, l'avantage reste à Mme Royal dans la conquête des électeurs de M. Bayrou : 31 % des électeurs du candidat UDF ont l'intention de voter pour elle, contre 23 % pour M. Sarkozy. 7 % veulent s'abstenir. Mais 39 % n'ont pas encore arrêté leur choix.

En outre, 51 % des sondés électeurs de François Bayrou jugent plus naturelle l'alliance avec Ségolène Royal, contre 33 % qui penchent pour l'alliance à droite.

Comme la moyenne des Français, les électeurs de M. Bayrou se sentent plus proches des positions de M. Sarkozy sur la sécurité, l'immigration, mais aussi la politique économique, le travail et l'emploi, la politique étrangère. Mais toujours comme l'ensemble des Français, quoique de façon plus accentuée, ils se sentent plus proches de la candidate PS sur le pouvoir d'achat, l'éducation le logement, l'assurance maladie et l'environnement.

Un choix entre deux conceptions de la politique

Le choix de François Bayrou de ne pas donner de consigne de vote est majoritairement approuvé par ses électeurs sondés (72 %), ainsi que la création d'un parti démocrate à peine moins (64 %). Ce projet fait l'unanimité parmi ses électeurs : 88 %.

Selon l'enquête, 8 électeurs sur 10 affirment avoir fait leur choix pour le 6 mai. 36 % sont sûrs de voter Royal, 38 % de voter Sarkozy. On compte également 7 % d'abstentionnistes décidés. Les autres hésitent, soit entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (8 %), soit entre le vote pour l'un des deux candidats et l'abstention (7 %).

Enfin, 54 % des électeurs considèrent que l'élection du 6 mai est un avant tout un choix entre deux manières de concevoir la politique, quand seuls 20 % estiment qu'il s'agit d'un choix entre la gauche et la droite, et 24 % un choix entre deux personnalités.