C'est à dessein qu'il affirme  s'adresser en priorité à « la France exaspérée ».

Une France qui n'en peut plus du chômage, de la précarité. UneFrance victime du descendeur social mis en place par cinq ans de droite au pouvoir. Pour gagner les suffrages de cette « France exaspérée », Nicolas Sarkozy manie populisme, démagogie et mensonges. Il affirme vouloir les protéger mais ce qu'il prépare, c'est encore plus de précarisation et toujours moins de protection sociale.

Le rêve de Nicolas Sarkozy, c'est le cauchemar pour les plus fragiles et les plus exposés aux ravages de la politique ultralibérale mise en œuvre par la droite depuis cinq ans que l'ancien ministre de l'Intérieur veut encore aggraver.

 

Ce qu’il dit de la sécurité et de l’autorité:

« Je veux dire à tous les Français qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger. Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance (. .;), contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l'exclusion.»

 

Ce qu'il propose :

Ne pas revenir à la police de proximité. Réformer l'ordonnance de 1945 pour mieux lutter contre la délinquance des mineurs et, notamment, juger les mineurs de 16 à 18 ans récidivistes comme des adultes. Lutter contre la récidive en instituant des peines plancher pour les multirécidivistes.

 

 Ce qu'il a déjà fait : 
Plusieurs textes de lois: loi sur la sécurité intérieure, loi sur la récidive, loi sur le terrorisme, loi sur la prévention de la délinquance. Le dernier texte en date modifie unenouvelle fois l'ordonnance de 1945 sur les mineurs et propose de faire du maire le« pivot » d'un dispositif plus répressif, particulièrement envers les mineurs délinquants. Ce texte aggrave les sanctions pour occupation des halls d'immeuble, facilite la résiliation du bail d'un locataire provoquant des troubles de voisinage.

 

Ce qu’il dit du travail et de l’emploi :

«  Je veux m'adresser à tous les Français pour leur dire que la société du plein-emploi est un moyen, et que l'objectif,  c'est la société de 1a pleine citoyenneté. Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu'elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu'une pression trop folle a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux les protéger contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail».

 

Ce qu'il propose:

Permettre à ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de le faire, en donnant plus de liberté aux entreprises et aux salariés pour négocier des heures supplémentaires. Exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et fiscales. Permettre à chacun de choisir l'âge de son départ à la .retraite. Interdiction pour les chômeurs de refuser plus de deux emplois. Création d'un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises, pour qu'elles soient incitées à embaucher. Baisse des impôts.

 

Ce qu'il a déjà fait

Casse de la loi sur les 35 heures. Réforme Fillon des retraites, qui entraîne un allongement de la durée de cotisation (42 ans) pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein, ainsi que l'indexation sur les prix et non plus sur l'évolution générale des salaires, ce qui va réduire considérablement le niveau général des pensions. Une hausse de la précarité, un pouvoir d'achat laminé par les hausses de prix, les chômeurs disparaissant des fichiers de l'ANPE sans aller vers l'emploi, des durées d'indemnisation réduites (de 30 à 23 mois), un basculement de nombreux chômeurs vers le RMI (+ 200 000 depuis 2002), sans oublier les radiations administratives qui ont explosé depuis 2002 (+ 40 %). Le travail en apprentissage à 14 ans, y compris la nuit, et le licenciement sans motif avec le contrat nouvelle embauche (CNE).

 

Ce qu’il dit de l’identité nationale et de l’Europe:

« Je veux leur redonner de l'espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit à autant d'amour, autant de respect, autant d'attention que le plus fort, une France où  même dans celui qui n'a plus de force on reconnaît la dignité de l'homme et du citoyen. Je ne souhaite qu'une chose: rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français, celui d'une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n'aura plus peur de l’autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse. »

 

Ce qu'il propose :

Poursuite et renforcement de la politique d'immigration choisie. Instauration des plafonds annuels d'immigration. Création d'un « ministère de l'Identité nationale et de l'Immigration ». Meilleures conditions de travail et d'éducation pour ceux qui, dans les quartiers, font des efforts.

Remise en chantier du traité constitutionnel refusé par les Français le 29 mai 2005. Dans un premier temps, un traité simplifié qui serait ratifié par les parlementaires et non par référendum.

 

Ce qu'il a déjà fait :

Des policiers aux portes des écoles, une directrice de maternelle en garde à vue, des enfants de sans-papiers vivant dans la crainte d'être chassés de France... C'est peut-être le symbole de la politique de Nicolas Sarkozy en matière d'immigration. Depuis cinq ans, le ministre de l'Intérieur a axé toute son action sur l'idée chère à l'extrême droite du « contrôle des frontières».

« Les immigrés sans papiers n'ont pas vocation à rester en France», a-t-il martelé à plusieurs reprises. Résultat, une politique d’expulsion drastique : 82000 sans-papiers « raccompagnés » depuis 2002, dont 24000 pour la seule année 2006, soit  + 140 % en 5 ans.