A l'UMP, on cajole le Front natio­nal dont les voix constitueront un réservoir décisif au deuxième tour. C’est pourquoi Sarkozy a dé­cidé de favoriser la présence de Le Pen au premier tour en lui assurant des parrainages. Au mois de février, Raffarin a réuni Gaudin et deux anciens présidents de ré­gion mouillés par des accords avec le FN lors des régionales de 1998 : Soisson (Bourgogne) et Blanc (Languedoc-Roussillon).

Consigne leur a été donnée d’obtenir­ discrètement la signature de maires en faveur de Le Pen.

Puis au mois de mars Alain Mar­leix (responsable des élections à l’UMP) et Brice Hortefeux, le bras droit de Sarkozy ont passé des coups de fil pour s'assurer de la bonne marche de l'opération.

En Languedoc-Roussillon, quelques maires ont apporté ainsi leur pa­raphe à Le Pen sous l'influence de Jacques Blanc, Raymond Couderc, maire UMP de Béziers,et Alain Jamet, conseiller régional FN.

Une manière de mettre aussi de l'huile dans les rouages entre les deux partis avant les législatives. En Languedoc-Roussillon, on se rappelle amèrement qu'en 1997, la gauche avait raflé 20 circons­criptions en profitant des triangulaires.­