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  <title>Le blog de carcassonne - France d'après</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 23:12:39 +0100</pubDate>
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    <title>«… il n’y a pas de perspective politique tracée pour sortir de l’impasse ».</title>
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    <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 23:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/sarkozy-agriculture.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un petit tour au Salon et puis s’en va…</title>
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    <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 23:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>Agriculture</category><category>malaise</category><category>promesses</category><category>salon</category><category>Sarkozy</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Salon de l’agriculture a refermé ses portes hier. L’édition aura été fortement marquée par la crise à laquelle doivent faire face les paysans. Elle s’achève sans perspective d’en apercevoir la sortie. Conscient sans doute que sa décision de ne pas inaugurer «&amp;nbsp;la plus grande ferme de France&amp;nbsp;», comme le veut la coutume instaurée par son prédécesseur, Jacques Chirac, a été mal vécue par des paysans angoissés devant un avenir plus qu’incertain, le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait fait savoir que sa visite, samedi, serait l’occasion pour lui de présenter des mesures de soutien au secteur. Il a annoncé 800 millions d’euros de prêts supplémentaires en guise d’aide aux agriculteurs. Insuffisant, selon les syndicats, pour sortir de la crise.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Arrivé avec une heure d’avance sur l’horaire annoncé au Parc des expositions de la porte de Versailles, sans doute pour prendre de court d’éventuels manifestants, le chef de l’État a participé à une table ronde avec des responsables agricoles. À cette occasion, il a promis une augmentation de 800 millions d’euros des prêts bonifiés accordés par les banques aux paysans en difficulté et une hausse de 50 millions d’euros de l’enveloppe destinés aux plus endettés. Des fonds qui s’ajoutent au plan de soutien rendu public en octobre dernier et qui prévoit un milliard d’euros de prêts bonifiés et 650 millions d’euros d’aides exceptionnelles.
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Pas de perspective politique pour sortir de l’impasse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText3&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Nicolas Sarkozy propose aux paysans de s’endetter pour continuer à travailler, mais pour ce qui reste du fond, le président n’a présenté aucune solution pour garantir la pérennité de l’agriculture française. Après avoir reculé de 20&amp;nbsp;% en 2008, le revenu moyen agricole s’est écroulé d’un tiers en 2009 et les perspectives de 2010 ne sont pas meilleures. La chute des cours des produits agricoles en dessous des coûts de production est à l’origine de ce marasme. La dérégulation des marchés en est la cause. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;La loi de modernisation de l’économie du gouvernement adoptée par l’UMP a mis à genoux les agriculteurs devant la grande distribution, qui règne désormais sur les prix à la production, tandis que la négociation de la nouvelle PAC, qui entrera en vigueur en 2013, laisse entrevoir de nouvelles déréglementations. L’abandon des quotas laitiers est ainsi programmé. Samedi, le chef de l’État ne s’est pas prononcé pour leur maintien. Pas plus qu’il ne s’est exprimé sur la déréglementation. En revanche, il s’est déclaré prêt à accepter «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;une baisse de la part des dépenses agricoles dans le budget communautaire à la condition que l’on fasse de la préférence communautaire&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», manière de sous-entendre que c’est la concurrence internationale qui fait principalement le malheur des paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, a jugé la réunion avec le chef de l’État «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;utile&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», mais il a précisé que «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;ça ne règle pas tout&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». La Confédération paysanne a estimé, elle, que &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;les rallonges financières sont la preuve que la crise est plus grave que ce que le gouvernement imaginait&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», mais elle a jugé qu’après la visite du président, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;il n’y a pas de perspective politique tracée pour sortir de l’impasse&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 4pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Sarkozy recadre la campagne de Pécresse...</title>
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    <pubDate>Wed, 03 Mar 2010 22:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>campagne électorale</category><category>Pécresse</category><category>recadrage</category><category>Île-de-France</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’Élysée craint une lourde défaite en Île-de-France, une région capitale très symbolique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Sa mission &amp;nbsp;? Ringardiser le PS et le président de gauche de la région Île-de-France, le peu extraverti Jean-Paul Huchon. Valérie Pécresse avait, pour cela, obtenu l’onction du président de la République, Nicolas Sarkozy, pour la primaire qui l’a opposée à l’homme d’appareil Roger Karoutchi.
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Las, à quinze jours du premier tour des régionales, la campagne de la tête de liste de la droite UMP est au bord de la Berezina. Au point que Nicolas Sarkozy, qui avait annoncé qu’il voulait mettre de la distance entre lui et les candidats de peur d’être éclaboussé par des contre-performances, a dû rappeler à l’ordre les protagonistes du parti présidentiel dans la région capitale. Les difficultés ne sont pas plus grandes en Île-de-France qu’elles ne le sont ailleurs. Mais il y va du symbole. Et aussi des visées des uns et des autres sur la Mairie de Paris qui sert de tremplin à d’autres ambitions. Valérie Pécresse, sans l’appui d’une partie de l’UMP, restée fidèle à Roger Karoutchi, et sans expérience électorale, a cru pouvoir exporter sur le terrain électoral ses capacités à jouer des coudes et à couper des têtes acquises au sein de l’appareil, en particulier lors de la campagne présidentielle. Or de l’eau a coulé depuis sous les ponts de la Seine et Nicolas Sarkozy doit faire face à de premiers bilans.&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Comme de juste, Nicolas Sarkozy a affirmé avec force son soutien à la candidate. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Le rassemblement doit être sans faille&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», a-t-il précisé, lors d’un petit déjeuner réunissant, notamment, outre Valérie Pécresse, le premier ministre, François Fillon, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, le porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, et le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Exit les petites frappes censées faire mal à l’opposition, du type des attaques xénophobes contre le candidat PS du Val-d’Oise, Ali Soumaré. Place au projet. Par exemple le Grand Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bientôt une loi contre les tee-shirts ostentatoires ?</title>
    <link>http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2010/02/20/Bientot-une-loi-contre-les-tee-shirts-ostentatoires</link>
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    <pubDate>Sat, 20 Feb 2010 19:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>collège tee-shirt</category><category>exclusion</category><category>prosélytisme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce pourrait presque être un sujet de philosophie. Où donc s’arrêtent la citoyenneté et le débat politique&amp;nbsp;? La direction du collège Claude-Bernard de Villefranche-sur-Saône (Rhône) a visiblement tranché&amp;nbsp;: ce sera à la porte de la classe. À la mi-février, Zeyneb D., élève de troisième, est exclue de son établissement pour trois jours pour avoir porté un tee-shirt sur lequel il était inscrit «&amp;nbsp;Palestine libre&amp;nbsp;». Après la loi de 2004 qui réglementait le port de signes religieux ostentatoires dans le milieu scolaire, peut-être pourrait-on suggérer d’adapter la législation aux tee-shirts.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Selon le collectif caladois pour le peuple palestinien (CCPP), qui compte parmi ses membres des enseignants, actifs ou retraités, ainsi que des organisations syndicales (FSU), et soutient la jeune fille, le «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;professeur d’histoire-géographie avait, dans un cours précédent, fait l’éloge d’Israël et repris à son compte et devant les élèves toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Le lendemain, Zeyneb revient en cours avec son tee-shirt&amp;nbsp;; son professeur pousse des cris d’orfraie et la somme de le cacher ou de prendre la porte. Elle choisit de quitter la salle. &lt;br /&gt;Plus intéressant encore, le professeur s’est sans doute senti contraint d’expliquer «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;politiquement&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» son geste. Le CCPP rapporte ainsi qu’il s’en serait «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de charlots et de charlatans&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Dans la foulée, la direction de l’établissement rédige une notification de la mesure disciplinaire dans laquelle elle tient à peu près ce langage&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Considérant que les faits commis, à savoir l’acte de prosélytisme et le départ d’un cours sans autorisation avec refus d’obéissance, constituent une faute justifiant une sanction, une exclusion provisoire est prononcée à l’encontre de Zyneb.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Reste à savoir comment interpréter la référence au «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;prosélytisme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» qui renvoie de fait au religieux. Est-ce à dire que la question de la création d’un État palestinien est circonscrite au conflit interreligieux &amp;nbsp;? Voire que Zeyneb, par extension et du fait de ses origines, distille, par la voie de son tee-shirt, une propagande promusulmane&amp;nbsp;? Et, par là même, peut-être extrémiste&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText3&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Le collectif caladois pour le peuple palestinien interroge de son côté&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Est-ce là l’enseignement&amp;nbsp;? L’humiliation et la violence traumatisantes infligées à une adolescente, est-ce là la pédagogie&amp;nbsp;? Nous entendons dénoncer une faute grave, et professionnelle et humaine, une attitude indigne d’un enseignant responsable.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Le collectif ainsi que la mère de Zeyneb réclament le retrait de la sanction. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ma fille porte ce tee-shirt depuis deux ans. Cela n’a jamais posé de problème. Nos enfants ont le droit de s’exprimer. Palestine libre, c’est un message de paix.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>« un grand geste de morale face à un geste de coquin »</title>
    <link>http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2010/02/13/un-grand-geste-de-morale-face-a-un-geste-de-coquin</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 22:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img height=&quot;351&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/.pub-france-television-oskoor_m.jpg&quot; width=&quot;495&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>France Télévisions : Les pratiques de l’Élysée désavouées par le conseil d’État</title>
    <link>http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2010/02/13/France-Televisions-%3A-Les-pratiques-de-lElysee-desavouees-par-le-conseil-dEtat</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Feb 2010 21:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>Conseil dEtat</category><category>France Télévision</category><category>illégalité</category><category>publicité</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Conseil d’État a suivi hier son rapporteur public en donnant raison aux sénateurs (PCF-PG) en annulant la suppression de la publicité sur les chaînes publiques décidée avant la loi et après «&amp;nbsp;une instruction ministérielle illégale&amp;nbsp;». En toute illégalité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    C’est une grande victoire pour la démocratie en même temps qu’un rude camouflet pour Nicolas Sarkozy. On ne bafoue pas ainsi le Parlement et l’indépendance de France Télévisions. C’est ce qu’on va devoir retenir en haut lieu de la décision, hier, du Conseil d’État. Celui-ci, suivant son rapporteur public qui avait émis un avis en ce sens le 25 janvier, a annulé la lettre de Christine Albanel, alors ministre de la Culture et de la Communication, du 15 décembre 2008 demandant à Patrick de Carolis, président-directeur général de France Télévisions, d’arrêter la commercialisation d’espaces publicitaires sur les chaînes du groupe entre 22 heures et 6 heures, ainsi que la délibération du conseil d’administration (du 16 décembre) prenant acte de cette lettre.
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Le Conseil d’État a estimé «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;qu’une telle mesure, portant atteinte aux ressources du groupe, qui sont un élément de son indépendance, ne pouvait relever que de la compétence du législateur&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Or la décision a été mise en vigueur le 5 janvier 2009, le Sénat n’a été saisi que le 7 janvier, une fois la mesure appliquée. Ce qui avait provoqué la colère dans les rangs de l’Assemblée et justifié un recours des 24 sénateurs PCF-PG. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Il s’est agi&lt;/strong&gt;, déclare le Conseil d’État, &lt;strong&gt;d’une instruction ministérielle illégale.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;L’annulation prononcée par le Conseil d’État porte sur la période entre le 5 janvier 2009 et le 8 mars 2009, date à laquelle la loi décidant la suppression de la publicité entre 20 heures et 6 heures est entrée en vigueur. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Cet avis ne modifie en rien le fonctionnement actuel des antennes du groupe public, la suppression de la publicité ayant été entérinée par la loi du 5 mars 2009&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», a réagi France Télévisions. Le SNJ-CGT (journalistes) a qualifié la décision du Conseil d’État de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;grande victoire pour la démocratie républicaine et une sanction terrible contre la direction de France Télévisions qui n’a pas respecté non plus les principes républicains&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Le député socialiste Patrick Bloche a qualifié jeudi de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;désaveu cinglant&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» infligé à Nicolas Sarkozy l’annulation par le Conseil d’État de la suppression de la publicité télévisée pendant deux mois alors que la loi ad hoc n’était pas encore adoptée. La décision du Conseil d’État, saisi le 19 janvier 2009 par les sénateurs communistes et du Parti de gauche, ne devrait pas avoir de conséquence sur l’antenne, la publicité restant prohibée de 20 heures à 6 heures. Mais elle est un camouflet adressé au pouvoir exécutif. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;C’est un sacré soufflet, très fort, infligé à la façon autoritaire et expéditive dont le pouvoir a agi&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» dans ce dossier, a commenté le sénateur communiste Jack Ralite. C’est «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;un grand geste de morale face à un geste de coquin&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;En précipitant l’interdiction de la publicité annoncée par surprise par Nicolas Sarkozy en janvier 2008, alors même, faut-il le rappeler, que ni sa ministre ni le PDG de France Télévisions n’avaient été prévenus, le pouvoir s’était rendu coupable, aux yeux du PCF, d’un «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;déchirement du droit, d’une incivilité&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», d’un «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;mépris du travail législatif&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». C’est bien le principal enseignement de la décision du Conseil d’État. Au moment où France Télévisions s’engage dans la privatisation de sa régie publicitaire en la cédant à Stéphane Courbit, associé à Publicis, voilà une matière à réflexion supplémentaire. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;D’autant que le financement de la télévision publique n’est toujours pas assuré pour les années à venir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 4pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>« un rapprochement de la justice des mineurs de celle des majeurs. »</title>
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    <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 22:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/garde-a-vue.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Garde à vue des mineurs : faire du chiffre avant la réforme ?</title>
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    <pubDate>Thu, 11 Feb 2010 22:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>garde à vue</category><category>menottes</category><category>mineurs</category><category>scandale</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;dropcap2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-WEIGHT: normal; COLOR: black; LETTER-SPACING: 0; mso-ansi-font-size: 12.0pt; mso-ascii-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;L&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;a polémique sur la garde à vue ne cesse d'enfler après l'&lt;/span&gt;interpellation&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt; de quatre adolescents de 14 ans, un garçon et trois collégiennes, à la suite d'une bagarre dans le 20e arrondissement de Paris. Dans un premier temps, le débat a porté sur les conditions d'interpellation d'une des jeunes filles qui affirme avoir été menottée. La police &lt;/span&gt;dément&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt; cette version et assure avoir respecté la procédure légale.&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;Plus largement, certains se demandent si cet incident ne révèle pas une manœuvre politique : gonfler les statistiques sur la délinquance juvénile en prévision de la réforme, en cours, de l'ordonnance de 1945 sur le droit pénal des mineurs. Un avocat, connu à travers son &lt;/span&gt;blog&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt; sous le pseudonyme de Maître Eolas, s'interroge : &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;&quot;&lt;strong&gt;Nous sommes à la veille d'une réforme du droit pénal des mineurs. L'UMP, &lt;a href=&quot;http://www.lemouvementpopulaire.fr/actualites/Delinquance-des-mineurs-en-finir-avec-l-angelisme-2336.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;sur son site&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, prépare le terrain et appelle 'à la fin de l'angélisme'. Coïncidence ? Depuis début janvier, je n'ai jamais eu autant de garde à vue de mineurs.&lt;/strong&gt;&quot; &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;L'avocat fait alors état de cas rencontrés dans l'exercice de ses fonctions, une garde à vue pour un vol de chaussures, une autre pour un croche-pied, avant de poursuivre : &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;&quot;&lt;strong&gt;Quand le gouvernement sortira sa réforme [...] on aura un beau communiqué nous disant : regardez, la délinquance des mineurs explose, +30% sur le premier semestre, vite, vite, il faut voter une loi donnant à la justice les moyens de taper plus fort&lt;/strong&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;En effet, selon &lt;/span&gt;Etienne Lesage&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;, avocat spécialiste du droit des mineurs interrogé par &lt;/span&gt;20minutes.fr&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;, la réforme du droit pénal des mineurs semble aller dans le sens d'&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;&quot;&lt;strong&gt;un rapprochement de la justice des mineurs de celle des majeurs. Cette orientation, qui se traduit par une aggravation des sanctions, ou encore une augmentation des cas où la détention provisoire est possible, qui pousse bien entendu à une hausse du nombre de gardes à vue et de détentions de mineurs&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;Le directeur de la rédaction de &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;Laurent Joffrin&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt; partage cet opinion et &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/societe/0101618424-souffle&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;pointe&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;&quot;&lt;strong&gt;la concomitance de la mise en garde à vue de jeunes filles de 14 ans sans casier judiciaire pour une banale affaire de bagarre, avec l'examen au Parlement d'une tripotée de mesures de sanction à l'égard des mineurs&lt;/strong&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;Mardi 9 février, la ministre de la justice &lt;/span&gt;Michèle Alliot-Marie&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-size: 11.5pt&quot;&gt;, a réaffirmé son intention de limiter l'usage de la garde à vue &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;&quot;&lt;strong&gt;aux nécessités réelles de l'enquête&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, proposant notamment de créer une nouvelle procédure d'audition de quatre heures hors garde à vue pour les faits mineurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La précarité devient de plus en plus inacceptable par la majorité des français.</title>
    <link>http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2010/02/07/La-precarite-devient-de-plus-en-plus-inacceptable-par-la-majorite-des-francais</link>
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    <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 21:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;WIDTH: 516px; HEIGHT: 353px&quot; height=&quot;353&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/droit_au_logement.bmp&quot; width=&quot;443&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Réquisition de logements : les français disent oui...</title>
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    <pubDate>Sun, 07 Feb 2010 21:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>crise</category><category>logement</category><category>réquisition</category><category>sondage</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon l’IFOP, 69&amp;nbsp;% des Français se déclarent favorables à la réquisition des logements privés. Un large consensus qui témoigne de l’ampleur de la crise du logement. Si la gauche se rassemble, la droite quant à elle se divise sur le sujet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    La question fut sans ambages, les résultats sans appel. Interrogé sur &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la réquisition par les pouvoirs publics des logements privés inoccupés&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, 69&amp;nbsp;% des Français s’y déclarent favorables. 30&amp;nbsp;% se veulent opposés car cela constituerait «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;une attente au droit de propriété&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Voilà ce que révèle une enquête réalisée par l’IFOP pour l’Humanité. En filigrane apparaît la préoccupation des Français pour le logement. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Nous le savons les Français sont sensibles à ce sujet&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», prévient Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département Opinion et stratégies d’entreprise à l’Ifop. Pour lui, trois raisons expliquent des résultats si nets&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Premièrement la crise du logement, ensuite le travail des associations qui a contribué à populariser le problème des réquisitions. Enfin, le contexte actuel. Devant un tel écart de richesse entre les Français, la précarité devient de plus en plus inacceptable par la majorité d’entre eux&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, analyse-t-on du côté de l’Ifop.
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Principal «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;supporter&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» de cette mesure donc, les jeunes. Chez les moins de 35 ans ils sont 80&amp;nbsp;%, et 84&amp;nbsp;% pour la tranche des 18-24 ans, à penser à la réquisition comme solution au mal logement. Á l’autre de bout de cette pyramide des âges, les 65 ans et plus, on remarque le plus grand nombre de réfractaires, avec 42&amp;nbsp;% d’opinions défavorables. Une situation qui s’explique &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;par les difficultés plus grandes pour la jeunesse à se loger&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, confie le directeur adjoint de l’Ifop. Concernant les activités professionnelles, là encore les retraités sont en léger recul avec 61&amp;nbsp;% d’adhérents à la réquisition alors que le chiffre culmine à 80&amp;nbsp;% chez les employés, 78&amp;nbsp;% pour les artisans ou commerçants et 75&amp;nbsp;% chez les ouvriers. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Sur l’échiquier politique, la surprise provient des rangs des sympathisants de l’UMP&amp;nbsp;: ils sont 49&amp;nbsp;% à se déclarer favorables à la réquisition. Á gauche, le score est particulièrement élevé avec 80&amp;nbsp;%. Le pic est atteint par les proches du Front de gauche avec 86&amp;nbsp;% d’avis positifs. Du côté des associations, le sondage est accueilli avec «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;enthousiasme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Pour Julien Bayou, porte-parole du collectif Jeudi noir, ces résultats sont «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;une agréable surprise&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&lt;em&gt; «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Je ne m’attendais pas à un score aussi élevé&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;, explique-t-il. Selon lui, une conclusion s’impose&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce sondage prouve que Nicolas Sarkozy mène une politique à l’encontre de l’intérêt général et contraire aux préoccupations des Français. Il va falloir s’intéresser sérieusement à leurs problèmes. Nous poursuivrons nos actions.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;»&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Á la Fondation Abbé Pierre, on se veut plus prudent. Pour Patrick Doutreligne, délégué général, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;ces résultats sont une bonne chose. Pour la première fois, le droit au logement est à la mesure du droit de propriété. La réquisition est une mesure forte et symbolique. Si à l’avenir elle est appliquée, attention de ne pas créer des réactions contraires, une crainte ou une frilosité chez les propriétaires qui rendrait encore plus difficiles les conditions d’accès à la location. Á la fondation, nous lions cette question avec la mise en place possible d’une taxe de vacance des logements&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Selon Jean-Claude Amara, responsable de Droits devant&amp;nbsp;! et cofondateur de l’association Droit au logement (DAL), ces résultats confortent l’idée d’un «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;large consensus populaire, au-delà des clivages politiques&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Et de rappeler&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Déjà en 1990, lors de la création du DAL, nous avions le soutien des Français. Il y a une récurrence de l’opinion pour l’application de la loi de 1945 sur les réquisitions mais, hélas, aussi une récurrence des pouvoirs publics à ne pas appliquer cette loi du général de Gaulle. Qui, d’ailleurs, n’était pas réputé pour être un fervent gauchiste&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;» Un large consensus qui gagnerait à être relayé politiquement&amp;nbsp;:&lt;em&gt; &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Si la gauche s’empare du débat, cela posera de grandes difficultés au gouvernement aux prochaines élections régionales&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»&lt;/em&gt;, conclut Jérôme Fourquet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 4pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>80 % de français se déclarent opposées à l’envoi de renforts en Afghanistan !</title>
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    <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 17:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/afghanistan-sarkozy-.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Afghanistan  : les Français disent « non »</title>
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    <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 17:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>Afghanistan</category><category>refus</category><category>renforts</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon un sondage Ifop-l’Humanité, 80&amp;nbsp;% des personnes interrogées se déclarent opposées à un engagement militaire supplémentaire de la France. Ouverture de la conférence de Londres hier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Si l’opinion publique française avait voix au chapitre lors de la conférence de Londres qui s’est ouverte hier, elle dirait à Barack Obama &amp;nbsp;: non, la France n’enverra pas de renforts militaires en Afghanistan. C’est la leçon que l’on peut tirer d’un sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité&amp;nbsp;(1). Le refus est sans appel. À la question de l’envoi de nouvelles troupes françaises,  80&amp;nbsp;% des personnes interrogées s’y déclarent opposées. 45&amp;nbsp;% sont plutôt opposées et 35&amp;nbsp;% tout à fait opposées. Seuls 20&amp;nbsp;% des Français y sont favorables.
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;L’enquête mesure également l’état d’esprit de l’opinion britannique &amp;nbsp;: 59&amp;nbsp;% sont opposés à l’envoi de renforts contre 41&amp;nbsp;% qui y sont favorables. L’opposition est moins massive outre-Manche mais elle est, malgré tout, majoritaire dans un pays où la grande proximité avec les États-Unis constitue une donnée intangible du débat politique.&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Retour en France. En août 2009, les opposants à la participation militaire de la France en Afghanistan représentaient 64&amp;nbsp;% de la population française et seulement de 44&amp;nbsp;% en octobre 2001. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;L’évolution de l’opinion publique est notable,&lt;/strong&gt; commente Jérôme Fourquet, directeur des études de l’institut de sondage. &lt;strong&gt;L’accélération de l’opposition a été nette après l’embuscade d’Uzbin (en août 2008, 10&amp;nbsp;soldats français ont été tués et 21 autres blessés). Le recul du soutien est assez marqué dans l’électorat UMP, qui a décroché.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» Seulement 26&amp;nbsp;% des personnes se déclarant proches de l’UMP se déclarent favorables à l’envoi de renforts militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Ce taux d’opposition à une aventure militaire est le plus important en France depuis plus de dix ans, dépassant légèrement le niveau du refus, mesuré en janvier 2003, de la guerre en Irak que l’administration Bush préparait alors. Pour Jérôme Fourquet, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;cela montre un scepticisme sur l’utilité d’une intervention militaire dans ce pays. Ce sondage sanctionne une absence de résultats concrets et tangibles. La tâche est encore plus dure pour Nicolas Sarkozy que pour Gordon Brown&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Le président de la République fera-t-il fi de l’opinion ultramajoritaire des Français &amp;nbsp;? Lundi soir, lors de sa prestation télévisée, il a certes pris nombre de précautions oratoires, assurant qu’il n’y aurait «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;pas d’envoi d’unités combattantes&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;». Pourtant, quasiment au même moment, son conseiller diplomatique, Jean-Daniel Levitte, revendiquait, lors des Dîners de l’Atlantique, le travail «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;main dans la main&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» des Français et des Américains en Afghanistan afin de défendre «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;leurs valeurs communes&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Pas une once de distance. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Dès mardi matin, d’ailleurs, dans un entretien accordé au Parisien, Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’Otan, a vendu la mèche&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Nous avons des indications du gouvernement français qu’il annoncera peut-être, après la conférence de Londres, une contribution supplémentaire.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Cette dernière – même si elle prenait la forme d’envoi de troupes «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;non combattantes&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» – équivaudrait à accorder un blanc-seing à la stratégie américaine d’escalade militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0 36.75pt; TEXT-INDENT: -18.75pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-list: l1 level1 lfo2; tab-stops: list 36.75pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-style: italic&quot;&gt;(1)&lt;span style=&quot;FONT: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Réalisé en France du 20 au 22 janvier auprès de 1 024 personnes selon la méthode des quotas. Réalisé en Grande-Bretagne du 8 au 12 janvier auprès de 1 014 personnes selon la méthode des quotas.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L’offensive est lancée contre la solidarité et le service public au plus près des citoyens !</title>
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    <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 23:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/d_bat-sarkozy-pernaud.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>En campagne...</title>
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    <pubDate>Wed, 27 Jan 2010 22:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>débat</category><category>fonctionnaires</category><category>Sarkozy</category><category>TF1</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec ce jeudi noir s’avance le super-plan d’austérité que la droite prépare pour faire payer le renflouement par des monceaux d’argent public, la crise générée par le tout-financier. Il s’était rodé lors de la parade des vœux de début d’année. Le président de l’UMP est donc en campagne. Après un passage dans le fief angevin de son poulain Christophe Béchu partant à l’assaut des Pays de la Loire, un autre dans l’Orne pour reconquérir les paysans, il se sera donc adressé hier soir au pays tout entier, à deux petits mois des élections régionales des 14 et 21 mars prochain. Le service public aura été mobilisé pour un «&amp;nbsp;débat&amp;nbsp;» voulu par le même qui, sous couvert d’«&amp;nbsp;identité nationale&amp;nbsp;», aura vu remis en selle un Le Pen à une heure de grande écoute, histoire de conforter son «&amp;nbsp;cœur de cible&amp;nbsp;».&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Hier soir, il revenait donc à TF1 de céder son début de soirée à une tentative de mobilisation en grandeur nature de son électorat de droite. Le président de la République, lui, attend avec impatience la journée de jeudi. Outre les bonnes nouvelles que pourraient lui offrir les hasards du calendrier en son jour anniversaire, son activité sera concentrée sur un sujet&amp;nbsp;: la conférence des finances publiques. Comme c’est un peu ardu comme intitulé, son agenda officiel annonce la couleur, ce sera une «&amp;nbsp;conférence sur le Déficit&amp;nbsp;», avec un grand «&amp;nbsp;D&amp;nbsp;». Le ministre du Budget a déjà sorti sa calculette.
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Sur le ton de l’évidence, il a lancé dimanche soir sur les ondes qu’il y aurait «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;50 milliards&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» à économiser «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;sur plus de 1 000 milliards de dépenses globales&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» (budgets de l’État, des collectivités locales et Sécurité sociale). Sur le même ton, Éric Woerth aura ajouté que les régions, départements et communes devront «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;revoir le nombre de leurs fonctionnaires&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Á voir comment l’éducation nationale est sacrifiée par l’État, 25 000 postes d’enseignant supprimés en 2008 et 2009, 55 000 autres d’ici à 2012, l’offensive est lancée contre la solidarité et le service public au plus près des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Avec ce jeudi noir s’avance le super-plan d’austérité que la droite prépare pour faire payer le renflouement par des monceaux d’argent public, la crise générée par le tout-financier et, surtout, le pilonnage de l’opinion pour lui faire admettre cette «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;évidence&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Après l’hôpital public, La Poste, la mise en concurrence des transports ferroviaires contre la SNCF, le projet incroyable de livrer 30&amp;nbsp;% de la production d’EDF à ses concurrents privés, les vœux aux Français de l’hôte de l’Élysée se concrétisent. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Lui et ses soutiens du grand patronat du Medef redessinent en profondeur les contours de la société&amp;nbsp;; tous ses atouts livrés aux appétits privés, le reste on casse, on taille, on jette, services et êtres humains compris. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;L’autre cible est le droit à la retraite, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;il y a urgence à réformer&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», disent sur tous les tons président, ministres et députés de la droite. Avec le soutien d’un François Bayrou qui indique par là bien dans quel camp se situe sa formation, et rejoint par tous ceux qui, à gauche même, ne conçoivent pas d’autre horizon économique que les solutions néolibérales. Il y aurait 10 milliards à trouver&amp;nbsp;? Que pèsent-ils face aux centaines d’autres qui sont allés au sauvetage des marchés financiers&amp;nbsp;? Et pourquoi pas mettre ces derniers à contribution&amp;nbsp;? 50&amp;nbsp;% des personnes interrogées dans notre sondage réalisé par l’institut CSA partagent cette option.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText3&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;La lutte contre le chômage, l’emploi, le pouvoir d’achat figurent à des niveaux élevés, proportionnels à leur rejet de la gestion de la crise par le pouvoir actuel, dans les priorités des Français. Le président à double casquette est en campagne&amp;nbsp;? Il y a deux mois d’ici aux 14 et 21 mars pour mettre ces questions et des solutions crédibles dans un débat public qui ira bien au-delà.&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 4pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>« … l’économie générale du texte remet en cause l’autonomie des communes. »</title>
    <link>http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2010/01/23/leconomie-generale-du-texte-remet-en-cause-lautonomie-des-communes</link>
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    <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 23:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;WIDTH: 504px; HEIGHT: 360px&quot; height=&quot;373&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/Collectivit_s-r_forme.jpg&quot; width=&quot;455&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Les territoires soumis à la société libérale...</title>
    <link>http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2010/01/23/Les-territoires-soumis-a-la-societe-liberale</link>
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    <pubDate>Sat, 23 Jan 2010 23:25:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>collectivités</category><category>décentralisation</category><category>pouvoir</category><category>projet de réforme</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Depuis 2007, Nicolas Sarkozy n’a de cesse de vouloir mettre l’organisation institutionnelle de proximité, que sont les collectivités locales, au diapason de sa vision de la société, ce qui passe par une recentralisation des pouvoirs. Projet de loi à hauts risques pour la démocratie locale.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;s’ouvre au Sénat l’examen du projet de réforme des collectivités territoriales.&lt;/strong&gt; &lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;Ce qui est en jeu, avec ce projet, c’est la possible remise en cause de toute l’organisation démocratique du territoire, avec ses communes, ses départements et ses régions et leurs prérogatives respectives, qui a permis, au cours de notre histoire, de construire ce maillage original de notre pays et ces liens entre les élus de proximité et les citoyens. Après la suppression de la taxe professionnelle, fin 2009, nouveau cadeau de 11,7 milliards d’euros aux entreprises, qui transfère cette charge sur les ménages et met en danger les services publics locaux en réduisant les capacités financières des collectivités locales, le gouvernement veut compléter son dispositif avec cette réforme.&lt;/span&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black; mso-bidi-font-size: 18.0pt&quot;&gt;Remise en cause de la décentralisation… &lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;Le prétexte, pour Nicolas Sarkozy, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;en finir avec le mille-feuille institutionnel&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», source, selon lui, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;d’inefficacité&lt;/strong&gt;». Ce qui s’inscrit en faux, comme le lui font remarquer nombre d’élus particulièrement de gauche, montrant que ces mêmes collectivités réalisent 73&amp;nbsp;% de l’investissement public en France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;En fait, l’objectif de la réforme vise à remettre en cause la décentralisation des institutions instaurée en 1982 par la gauche pour aller vers une recentralisation des lieux de décision avec un rôle plus important de l’État via les préfets. En effet, avec ce projet, le préfet accompagnera la réalisation, pour toutes les communes d’ici à 2013, des intercommunalités ainsi que la refonte éventuelle de celles existantes. Ces intercommunalités, comme d’ailleurs les métropoles, qui pourront se constituer à partir de 450 000 habitants, seront élues au suffrage universel direct (via les listes des communes qui les composent) et se verront transférer nombre de compétences.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;Même si Jean-Jacques Hyest, sénateur (UMP), président de la Commission des lois, affirme&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Contrairement au projet initial, nous avons voulu que les communes conservent leur autonomie fiscale et leurs prérogatives sur l’utilisation de leurs sols&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», il n’en demeure pas moins que les communautés d’agglomération et les métropoles, dans les conditions du projet, risquent fort de prendre le pas sur les communes, passant de la coopération, que tous jugent indispensable, à l’intégration que beaucoup dénoncent. C’est le cas de Nicole Borvo, sénatrice (PCF)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Les inflexions sur le texte sont des faux-semblants, elles témoignent cependant des inquiétudes chez les sénateurs, mais l’économie générale du texte remet en cause l’autonomie des communes.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black; mso-bidi-font-size: 18.0pt&quot;&gt;…pour reprendre le pouvoir&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;Autre point du projet, la création, en lieu et place des conseillers généraux et régionaux, des conseillers territoriaux. Jean-Patrick Courtois, sénateur (UMP) et rapporteur sur ce projet, reconnaît &amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Cette disposition suscite des craintes comme la suppression des départements et/ou la cantonalisation des régions &amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», même si c’est, pour lui, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;un acte de confiance dans la décentralisation&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» (&amp;nbsp;!). Étonnante conclusion, d’autant que cette disposition, qui sera suivie d’un projet pour supprimer la compétence générale de ces deux collectivités, s’accompagne du dépeçage des prérogatives des départements au profit des futures métropoles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: black&quot;&gt;Pour Jean-Pierre Sueur, sénateur (PS)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ils veulent supprimer les départements et réduire considérablement le nombre de communes.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Il conclut&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;En 1981, pour Mitterrand, l’objectif n’était pas de prendre le pouvoir mais de le rendre&amp;nbsp;; celui de Nicolas Sarkozy, c’est de le reprendre.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Sous couvert de modernisation, ce projet de réforme des collectivités territoriales est un véritable projet de société libérale où la démocratie locale, donc l’intervention citoyenne dans la gestion, n’aurait plus sa place.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>« …l’intérim, c’est la soumission de la main-d’œuvre pour plus de profit : de l’esclavage moderne. »</title>
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    <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 21:56:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;WIDTH: 378px; HEIGHT: 367px&quot; height=&quot;367&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/charb_precarite_pizza.gif&quot; width=&quot;408&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Jeunes précaires, un sous-prolétariat...</title>
    <link>http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2010/01/18/Jeunes-precaires-un-sous-proletariat</link>
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    <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 21:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>esclavage</category><category>intérimaires</category><category>jeunes</category><category>précaires</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ils mettent entre huit et onze ans à décrocher un CDI. Peu ou pas payés, les jeunes en intérim, CDD ou stagiaires, vivent dans la plus grande précarité. Pour faire pression sur l’ensemble du salariat, gouvernement et patronat tentent de les y maintenir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;La jeunesse est discriminée économiquement, désocialisée culturellement et sous-représentée politiquement.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Le ton est donné par Olivier Galland, chercheur du groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique, dans le Journal du CNRS de septembre 2009 qui consacrait un dossier à «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la longue route vers l’âge adulte&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Il existe une catégorie pour qui cette route est encore plus longue. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;1,7 million de jeunes vivraient dans cette “zone grise” de la précarité&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», estime Mathieu Angotti, directeur du département évaluation du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). La dénomination «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;jeunes précaires&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» englobe les 18-25 ans, étudiants- salariés, salariés à temps partiel, en CDD, intérimaires, diplômés, voire surdiplômés en stage rémunérés 30&amp;nbsp;% du smic ou non, etc. Les catégories se superposent mais la réalité est toujours la même&amp;nbsp;: la galère.
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Benjamin Pruvost, la vingtaine, travaille en intérim depuis qu’il a dix-huit ans. En septembre, il témoignait dans l’Humanité de la précarité de cette situation, qu’il a pourtant choisie. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Vous vous plaignez, on vous vire&amp;nbsp;! Vous êtes trop lent, trop faible, pas prêt à faire des heures sup’&amp;nbsp;? On vous vire&amp;nbsp;! Vous refusez trop souvent des missions&amp;nbsp;? L’agence ne vous rappelle plus. Le travail intérimaire n’offre aucune garantie (d’embauche, donc de salaire à la fin du mois), aucun droit (de grève, par exemple). En définitive, pour le patronat, l’intérim, c’est la soumission de la main-d’oeuvre pour plus de profit&amp;nbsp;: de l’esclavage moderne.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Constat sans appel, souligné par un sondage Ifop de novembre 2008&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;48&amp;nbsp;% des intérimaires ont moins de vingt-cinq ans.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Sans surprise, les femmes et les ouvriers souffrent encore plus&amp;nbsp;: 50&amp;nbsp;% des femmes entrent sur le marché du travail en signant un CDD (contre 36&amp;nbsp;% des hommes), et 73&amp;nbsp;% des ouvriers débutent en CDD ou en intérim (contre 50&amp;nbsp;% pour les cadres). «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Les conditions d’embauche se sont dégradées,&lt;/strong&gt; souligne le Monde du 3 octobre 2009. &lt;strong&gt;Cinquante-quatre pour cent des jeunes ont signé un CDI en 2009, contre 61&amp;nbsp;% en 2008.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Et seulement «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;64&amp;nbsp;% ont accédé au statut de cadre, contre 70&amp;nbsp;% en 2008&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Pas étonnant qu’en 2008 – et la tendance se conforte –, seulement «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;25&amp;nbsp;% des jeunes Français (étaient) pleinement convaincus que leur avenir (serait) prometteur&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», au plus bas des scores de toute l’Europe, selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique.&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Ce qui n’était hier que la préoccupation des organismes de jeunesse (l’Unef, notamment, tente d’imposer ce sujet de débat depuis des années) est devenu au fil des années un problème de société majeur. Pour cette «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;force de travail en pointillé&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», comme l’appelle le sociologue Michel Vakaloulis (dans l’Humanité des débats du 7 décembre 2009), le processus d’intégration au marché du travail est toujours long et pénible. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Dans le numéro du 17 janvier, le directeur adjoint du Centre de sociologie européenne, Gérard Mauger, enfonce le clou&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Un éventuel CDI s’obtient au terme d’une sorte de parcours initiatique, où il s’agit pour le nouvel entrant de faire montre d’une dévotion sans bornes et d’une docilité irréprochable à l’égard de l’entreprise et de l’encadrement pour le “mériter ”.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Selon l’OCDE, un jeune de France met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, c’est-à-dire décrocher un CDI, contre trois à cinq ans dans les autres pays membres. Les entreprises n’ont aucun scrupule à utiliser une main-d’oeuvre sous-payée, surqualifiée et que l’État subventionne grassement en allégements de charges. Quant à régulariser leur situation…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Vous comprenez, c’est la crise&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», répondent-elles lorsqu’un organisme s’attaque au dossier, rappelle Ophélie Latil, de Génération précaire Le piège se referme donc sur «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;une génération contrainte de confirmer d’emblée son employabilité, périssable et remplaçable au gré des besoins de l’entreprise&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», explique Michel Vakaloulis. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;On ne donne pas aux jeunes le temps de choisir et de se former, il leur faut immédiatement être opérationnels&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;», renchérit Emmanuel Sulzer, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications, dans l’Expansion de septembre 2009. Opérationnels, voire rentables. Dans leur livre, les Nouveaux Intellos précaires (paru en avril 2009 chez Stock), Anne et Martine Rambach interviewent Éric, un chercheur postdoctorant dans un laboratoire «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;hyperprestigieux&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» qui privilégie «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;les résultats à tout prix&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» pour «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;décrocher de l’argent&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Prometteur, Éric se voit confier des travaux qui n’entrent pas dans son champ de compétences, qui l’accaparent au détriment de son propre travail, celui pour lequel il a été remarqué et engagé. Les travaux capotent, ses relations avec sa directrice deviennent «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;exécrables&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» et la sentence tombe&amp;nbsp;: elle ne le soutiendra pas pour postuler à un poste de chercheur. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Je suis ultraprécaire pour mon avenir puisque c’est mon chef qui décide s’il me présente au concours ou pas, &lt;/strong&gt;assène Éric. &lt;strong&gt;Je suis précaire parce que je ne suis habilité à rien dans mon travail, je ne peux faire qu’une chose&amp;nbsp;: produire du résultat. J’ai trente-quatre ans, je n’ai aucune reconnaissance.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» On note au passage que pour les précaires, la «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;jeunesse&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» ne s’arrête pas à vingt-cinq ans. À trente ans, près d’un tiers (des Français) n’ont pas d’emploi stable, contre 6&amp;nbsp;% des Danois et 12&amp;nbsp;% des Néerlandais.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Si les organisations de jeunesse ont enfin trouvé des relais dans l’opinion, elles n’en abandonnent pas pour autant ce dossier. Dans son dossier «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Emploi et formation 2009&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», le Mouvement des jeunes communistes de France analyse les politiques menées conjointement par la droite au pouvoir depuis 2002 et le patronat comme une intériorisation de la précarité «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;pour nourrir le fatalisme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Exemple criant de ce fatalisme, le témoignage de Jennifer, diplômée d’une école d’ingénieurs, dans le Monde du 3 octobre 2009&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Jusqu’en janvier, je cherche un poste d’ingénieur. Après, je prendrai ce qu’on me proposera.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;En habituant les générations successives à l’idée que vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens, écrivent les Jeunes Communistes, en (les) habituant à accepter la logique du chacun pour- soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Et ce ne sont pas les fausses mesures annoncées par Nicolas Sarkozy qui rassureront les jeunes. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;L’extension du revenu de solidarité active aux moins de vingt-cinq ans&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ce ne sont que quelque 150 000 personnes entre dix-huit et vingt-cinq ans, nécessairement des travailleurs pauvres, qui devraient percevoir un RSA d’un montant situé entre 50 et 100 euros&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», dénonçaient les économistes José Caudron et Catherine Mills. Une «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;soi-disant générosité&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;» qui risque de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;clore le débat sur une action véritable pour aider les jeunes à sortir de la précarité&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Faire perdurer «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;une véritable armée de réserve&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» sert à «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;faire pression à la baisse sur l’ensemble des salariés, à les mettre en concurrence et tirer leurs conditions vers le bas&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Même analyse chez les Jeunes Socialistes&amp;nbsp;: en généralisant les contrats spécifiques à la jeunesse (CNE, contrats aidés de type CAE, contrats d’avenir…), «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la droite tente de les ériger en norme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Nul doute, poursuit la jeunesse de gauche, qu’elle tentera d’«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;imposer ces contrats à l’ensemble du salariat&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», comme l’annonçait Nicolas Sarkozy à travers la mise en place du contrat unique. Les combats que livrent la jeunesse aujourd’hui seront ceux de la société demain…&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Et si on essayait le « travailler moins pour travailler tous et vivre mieux » ?</title>
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    <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 21:50:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img height=&quot;355&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/carla-bruni-sarkozy.jpg&quot; width=&quot;496&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les 35 heures ont dix ans, mais plus toutes leurs dents…</title>
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    <pubDate>Mon, 18 Jan 2010 21:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>35 heures</category><category>anniversaire</category><category>salaires</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On ne se presse pas au portillon pour célébrer l’anniversaire de la dernière réduction collective du temps de travail. Trop dévoyée, trop détournée&amp;nbsp;? En Belgique, la plus puissante centrale syndicale vient, face à la crise, de proposer de passer à la «&amp;nbsp;semaine de quatre jours&amp;nbsp;», sans perte de salaires.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Il faut passer à la semaine de quatre jours.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Imaginez le pavé dans la mare&amp;nbsp;: la crise économique cogne dur, les déficits budgétaires se creusent, les emplois perdus se ramassent à la pelle, les salaires stagnent, le chômage partiel crève les plafonds, les conditions de travail sont dégradées, le travail fait souffrir aussi… Et un dirigeant syndical vient proposer de réduire drastiquement le temps de travail en passant à 32 heures par semaine sans perte de salaire.
&lt;p class=&quot;MsoBodyText3&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Décalé&amp;nbsp;? Pas en Belgique en tout cas, où Anne Demelenne, secrétaire générale de la FGTB (syndicat d’obédience socialiste, 1,4 million d’adhérents), plaide, depuis le début de l’année 2010, pour une mesure de cette ampleur afin de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;partager le temps de travail&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;réduire le chômage&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ce qui nous interpelle, c’est le fatalisme qui semble s’emparer du monde politique et socio-économique,&lt;/strong&gt; justifie-t-elle. &lt;strong&gt;Avec les mesures de relance, on reste sur la défensive. Nous, ce que nous voulons, c’est passer à l’offensive, qu’on prenne des mesures concrètes, non seulement pour maintenir l’emploi, mais aussi pour en créer. La semaine de quatre jours, cela résoudrait un grand nombre de problèmes liés à la mobilité, cela permettrait aussi de mieux concilier le travail et la vie privée.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;La CSC, l’autre grande centrale syndicale belge, d’inspiration sociale-chrétienne, embraie plutôt mollement&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;On n’habille pas tout le monde avec les mêmes vêtements,&lt;/strong&gt; estime Claude Rolin, son secrétaire général. &lt;strong&gt;Il faut tenir compte de la réalité des secteurs, des entreprises.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Et côté patronat belge, c’est la bronca contre une «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;idée farfelue&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» ou un «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;ballon d’essai crevé&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Forcer les salariés à limiter leur temps de travail à quatre jours par semaine, c’est répéter l’erreur française des 35 heures et menacer leur pouvoir d’achat&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», considère l’une des organisations patronales&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;le syndicat se trompe de siècle, la plus grande bêtise a été les 35 heures qui ont ridiculisé les entreprises françaises aux yeux du monde&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», lance une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;L’effet miroir s’avère saisissant quand, en France, justement, on célèbre dans l’indifférence générale les dix ans de la mise en oeuvre des 35 heures&amp;nbsp;: la seconde loi Aubry sur la réduction du temps de travail avait été votée au Parlement le 15 décembre 1999 et, au 1er février 2000, toutes les entreprises de plus de 20 salariés devaient y être passées. Hormis Lionel Jospin, en tournée nostalgie ces derniers jours, il n’y a plus guère que Nicolas Sarkozy pour ne pas manquer une occasion d’évoquer les 35 heures… Comme un fléau, évidemment. «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Nous avons mis fin au carcan des 35 heures,&lt;/strong&gt; se vantait-il, par exemple, le 6 janvier à Cholet (Maine-et-Loire) lors de ses voeux aux forces économiques. &lt;strong&gt;Ce n’est pas une question idéologique. Le problème de la France n’est pas que nous travaillons trop, mais qu’on ne travaille pas assez.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Une fois les 35 heures «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;enterrées&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;détricotées&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» – ce qui demeure à prouver, par ailleurs, car la durée légale n’a pas été modifiée en France et que peu d’entreprises se risquent à dénoncer les accords –, que reste-t-il de ce qui a été si longtemps l’une des revendications phares du mouvement ouvrier en France&amp;nbsp;? On le sait, l’objectif de réduction collective du temps de travail en France a été passablement dévoyé par sa mise en oeuvre concrète et, plus encore, par ses «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;assouplissements&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;» successifs&amp;nbsp;: sous la pression d’un patronat de combat remobilisé pour l’occasion derrière la silhouette d’Ernest-Antoine Seillière, les effets annoncés des lois Aubry (emploi pour les chômeurs et temps libéré pour les salariés) ont été largement contrebalancés par le blocage des salaires, la flexibilité, l’annualisation du temps de travail et les cadeaux largement distribués aux entreprises sous forme d’exonérations de cotisations sur les bas salaires et d’aides publiques. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Derrière le succès démagogique de son «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;travailler plus pour gagner plus&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», qui vient démolir le «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;travailler moins pour travailler tous et vivre mieux&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» au coeur d’une conception progressiste de la réduction du temps de travail, Nicolas Sarkozy en rajoute encore sur le volet de déréglementation contenu dès l’origine dans la réforme des 35 heures et va bien au-delà en bouleversant le Code du travail&amp;nbsp;: il privilégie les accords d’entreprise pour déterminer les contingents d’heures supplémentaires pour chaque salarié et ouvre la possibilité d’accords de gré à gré via des conventions individuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Ainsi, dans les faits, grâce à l’extension au fil du temps du nombre restreint de cadres sous statut dérogatoire, il est aujourd’hui possible pour certains salariés, comme l’ont fait remarquer certains spécialistes du droit social, de travailler 57 heures par semaine en moyenne sur une année, payées 35&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoBodyText3&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;L’air est bien connu, mais alors qu’à la crise générale dans le travail, pointée par les psychologues (difficulté croissante à être sujet dans son travail, explosion de la pression liée aux exigences de productivité toujours plus forte, etc.), vient s’ajouter la crise dans l’emploi, le non-débat français sur les 35 heures apparaît aujourd’hui plus que jamais en décalage avec la réalité&amp;nbsp;: par exemple, l’explosion du chômage partiel, maintenu pour 2010 à 1 000 heures par salarié pour l’ensemble des branches professionnelles (quand les temps de travail annuel en France tourne autour des 1 680 heures), ne démontre-t-elle pas, en creux, l’utilité sociale d’une réduction du temps de travail face aux problématiques de l’emploi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Alors que, dans le dernier baromètre BVA publié le 12 janvier, 53&amp;nbsp;% des Français jugent que les 35 heures ne constituent pas un «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;handicap pour les entreprises&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», peut-être l’heure est-elle venue de reprendre l’offensive pour que la réduction du temps de travail soit un «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;atout pour les salariés&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;». La voie est étroite, peut-être, mais en France, elle est libre…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 4pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La grippe constituait une occasion en or pour les représentants des labos en cas de proclamation de pandémie…</title>
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    <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 21:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img height=&quot;354&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/grippe_a_biere_max.jpg&quot; width=&quot;363&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Grippe A : « Ils ont organisé la psychose »</title>
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    <pubDate>Fri, 08 Jan 2010 21:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>Grippe</category><category>laboratoires</category><category>pandémie</category><category>psychose</category><category>scandale</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Révélation&amp;nbsp;: président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants. Il a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus. Entretien sans détour.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l’unanimité des membres de la commission santé du Conseil de l’Europe une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les états..
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Qu’est ce qui a attiré vos soupçons dans la prise d’influence des laboratoires sur les décisions prises à l’égard de la grippe A&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d’une pandémie. J’ai eu tout de suite des soupçons&amp;nbsp;: les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. Et l’alerte extrême décrétée était fondée sur le fait que le virus était nouveau. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Mais la caractéristique des maladies grippales, c’est de se développer très vite avec des virus qui prennent à chaque fois de nouvelles formes, en s’installant chez de nouveaux hôtes, l’animal, l’homme etc. Il n’y avait rien de nouveau en soi à cela. Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type «&amp;nbsp;grippal&amp;nbsp;». En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé début mai sa définition de la pandémie. Avant cette date il fallait non seulement que la maladie éclate dans plusieurs pays à la fois mais aussi qu’elle ait des conséquences très graves avec un nombre de cas mortels au dessus des moyennes habituelles. On a rayé cet aspect dans la nouvelle définition pour ne retenir que le critère du rythme de diffusion de la maladie. Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n’avaient pas pu développer de défense immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Car on a pu observer que des gens âgés de plus de 60 ans avaient déjà des anticorps. C’est-à-dire qu’ils avaient déjà été en contact avec des virus analogues. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il n’y a pratiquement pas eu de personnes âgées de plus de 60 ans qui aient développé la maladie. C’est pourtant à celles là qu’on a recommandé de se faire vacciner rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Dans les choses qui ont suscité mes soupçons, il y a donc eu d’un côté cette volonté de sonner l’alerte. Et de l’autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ca n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela. I y a eu aussi cette recommandation de n’utiliser que des vaccins brevetés particuliers. Il n’existait pourtant aucune raison à ce que l’on n’ajoute pas, comme on le fait chaque années, des particules antivirales spécifiques de ce nouveau virus H1N1, «&amp;nbsp;complétant&amp;nbsp;» les vaccins servant à la grippe saisonnière. On ne l’a pas fait car on a préféré utiliser des matériaux vaccinales brevetés que les grands laboratoires avaient élaborées et fabriqué pour se tenir prêts en cas de développement d’une pandémie. Et en procédant de cette façon on n’a pas hésité à mettre en danger les personnes vaccinées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span lang=&quot;DE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: DE&quot;&gt;Quel danger&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang=&quot;DE&quot; style=&quot;COLOR: #25201d; mso-ansi-language: DE&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Pour aller vite dans la mise à disposition des produits, on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n’ont pas été suffisamment testés. Autrement dit&amp;nbsp;: on a voulu absolument utiliser ces produits brevetés nouveaux au lieu de mettre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n’y avait aucune raison médicale à cela. Uniquement des raisons de marketing.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Comment a-t-on pu justifier de cela&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Pour comprendre il faut en revenir à l’épisode de la grippe aviaire de 2005 - 2006. C’est à cette occasion là qu’ont été définis les nouveaux plans internationaux destinés à faire face à une alarme pandémique. Ces plans ont été élaborés officiellement pour garantir une fabrication rapide de vaccins en cas d’alerte. Cela a donné lieu à une négociation entre les firmes pharmaceutiques et les Etats. D’un côté les labos s’engageaient à se ternir prêts à élaborer les préparations, de l’autre les Etats leur assuraient qu’ils leur achèteraient bien tout cela. Au terme de ce drôle de marché l’industrie pharmaceutique ne prenait aucun risque économique en s’engageant dans les nouvelles fabrications. Et elle était assurée de toucher le jack pot en cas de déclenchement d’une pandémie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vous contestez les diagnostics établis et la gravité, même potentielle, de la grippe A&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Oui, c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normale. Elle ne provoque qu’un dixième des décès occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce sont de très graves accusations que vous portez là. Comment un tel processus a-t-il été rendu possible au sein de l’OMS&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’enquête du conseil de l’Europe va travailler aussi dans cette direction&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. Et nous devons enfin présenter des revendications aux gouvernements. L’objectif de la commission d’enquête est qu’il n’y ait plus à l’avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l’analyse, l’expertise des instituions publiques nationales et internationales. Celles ci sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinés avec des produits présentant d’éventuelles risques pour leur santé. Cela n’était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Avez-vous des chiffres concrets sur l’ampleur de cette gabegie&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; En Allemagne ce sont 700 millions d’euros. Mais il est très difficile de connaître les chiffres précis car on parle maintenant d’un côté de reventes de vaccins à des pays étrangers et surtout les firmes ne communiquent pas, au nom du principe du respect du «&amp;nbsp;secret des affaires&amp;nbsp;» les chiffres des contrats passés avec les Etats et les éventuelles clauses de dédommagements qui y figurent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le travail de «&amp;nbsp;lobying&amp;nbsp;» des labos sur les instituts de santé nationaux sera-t-il aussi traité par l’enquête du conseil de l’Europe&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Oui nous nous pencherons sur l’attitude des instituts comme le Robert Koch en Allemagne ou Pasteur en France qui auraient dû en réalité conseiller leurs gouvernements de façon critique. Dans certains pays des institutions l’ont fait. En Finlande ou en Pologne, par exemple, des voix critiques se sont élevées pour dire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;nous n’avons pas besoin de cela&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La formidable opération d’intox planétaire n’a-t-elle pas été possible aussi parce que l’industrie pharmaceutique avait «&amp;nbsp;ses représentants&amp;nbsp;» jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Dans les ministères cela me paraît évident. Je ne peux pas m’expliquer comment des spécialistes , des gens très intelligents qui connaissent par cœur la problématique des maladies grippales, n’aient pas remarqué ce qui était en train de se produire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Que s’est-il passé alors&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Sans aller jusqu’à la corruption directe qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. J’ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter, etc. et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont «&amp;nbsp;leurs gens&amp;nbsp;» dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mais si votre enquête aboutit, ne sera-t-elle pas un appui pour les citoyens d’exiger de leurs gouvernements qu’ils demandent des comptes à ces grands groupes&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Oui, vous avez raison, c’est l’un des grands enjeux lié à cette enquête. Les Etats pourraient en effet se saisir de cela pour contester des contrats passés dans des conditions, disons, pas très propres. S’il peut être prouvé que c’est la prise d’influence des firmes qui a conduit au déclenchement du processus alors ils faudra les pousser à ce qu’ils demandent à être remboursés. Mais ça c’est uniquement le côté financier, il y a aussi le côté humain, celui des personnes qui ont été vaccinés avec des produits qui ont été insuffisamment testés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quel type de risque ont donc pris, sans qu’ils le sachent, ces gens en bonne santé en se faisant vacciner&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Je le répète les vaccins ont été élaborés trop rapidement, certains adjuvants insuffisamment testés. Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n’avait jamais été utilisée jusqu’à aujourd’hui.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pourquoi, je ne suis évidemment pas un spécialiste, mais comment peut-on prétendre faire un vaccin à partir de cellules malades&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Normalement on utilise des œufs de poules sur lesquels les virus sont cultivés. On a besoin en effet de travailler sur des cellules vivantes. Car les virus ne peuvent se multiplier que de cette manière et donc, par définition, les préparations antivirus qui vont avec. Mais ce procédé présente un gros défaut, il est lent, il faut beaucoup d’œufs. Et il est long et complexe sur le plan technique. Une autre technique au potentiel remarquable consiste à cultiver les virus sur des cellules vivantes dans des bio-réacteurs. Pour cela il faut des cellules qui croissent et se divisent très vite. C’est un peu le procédé que l’on utilise pour la culture du yaourt que l’on réalise d’ailleurs aussi dans un bio-réacteur. mais dans ce contexte la cellule a été tellement bouleversée dans son environnement et sa croissance qu’elle croît comme une cellule cancéreuse. Et c’est sur ces cellules au rendement très élevé que l’on cultive les virus. Seulement pour fabriquer le vaccin il faut extraire à nouveau les virus de ces cellules sur lesquelles ils ont été implantés. Et il peut donc se produire que durant le processus de fabrication du vaccin des restes de cellule cancéreuse demeurent dans la préparation. Comme cela se produit dans la fabrication classique avec les œufs. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;On sait ainsi que dans le cas d’une vaccination de la grippe classique des effets secondaires peuvent apparaître chez les personnes qui sont allergiques à l’ovalbumine que l’on trouve dans le blanc d’œuf. Il ne peut donc pas être exclu que des protéines, restes d’une cellule cancéreuse présentes dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, engendrent une tumeur sur la personne vaccinée. Selon un vrai principe de précaution, il faudrait donc, avant qu’un tel produit ne soit autorisé sur le marché, avoir la certitude à 100% que de tels effets sont réellement exclus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Et cela n’a pas été fait&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; On ne l’a pas fait. L’AME ( Agence Européenne du Médicament), une institution sous la responsabilité du commissaire européen à l’économie, basée à Londres, qui donne les autorisations de mise sur le marché des vaccins en Europe, a donné son feu vert à la commercialisation de ce produit en arguant, en l’occurrence, que ce mode de fabrication ne constituait pas un risque «&amp;nbsp;significatif&amp;nbsp;». Cela a été très différemment apprécié par de nombreux spécialistes ici en Allemagne et une institution indépendante sur le médicament, qui ont au contraire alerté et fait part de leurs objections. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;J’ai pris ces avertissements au sérieux. J’ai étudié le dossier et suis intervenu dans le cadre de la commission santé du Bundestag dont j’étais alors membre pour que le vaccin ne soit pas utilisé en Allemagne. J’ai fait savoir que je n’étais certainement pas opposé à l’élaboration de vaccins avec cette technique. Mais qu’il fallait d’abord avoir une garantie totale d’innocuité. Le produit n’a donc pas été utilisé en Allemagne où le gouvernement a résilié le contrat avec Novartis.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quel est le nom de ce vaccin&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span lang=&quot;DE&quot; style=&quot;COLOR: #25201d; mso-ansi-language: DE&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span lang=&quot;DE&quot; style=&quot;mso-ansi-language: DE&quot;&gt; Obta flu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mais cela veut dire que dans d’autres pays européens comme la France le produit peut être commercialisé sans problème&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Oui , il a obtenu l’autorisation de l’AME et peut donc être utilisé partout dans l’Union Européenne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quelle alternative entendez vous faire avancer pour que l’on échappe à de nouveaux scandales de ce type&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Il faudrait que l’OMS soit plus transparente, que l’on sache clairement qui décide et quelle type de relation existe entre les participants dans l’organisation. Il conviendrait aussi qu’elle soit au moins flanquée d’une chambre d’élue, capable de réagir de façon très critique où chacun puisse s’exprimer. Ce renforcement du contrôle par le public est indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;N’est ce pas la question d’un autre système capable de traiter une question qui relève en fait d’un bien commun aux citoyens de toute la planète qui affleure&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;COLOR: #25201d&quot;&gt;Wolfgang Wodarg.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Pouvons nous encore laisser la production de vaccins et la conduite de ces productions à des organisations dont l’objectif est de gagner le plus possible d’argent&amp;nbsp;? Ou bien la production de vaccins n’est-elle pas quelque chose du domaine par excellence , que les Etats doivent contrôler et mettre en œuvre eux même&amp;nbsp;? C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut abandonner le système des brevets sur les vaccins. C’est à dire la possibilité d’une monopolisation de la production de vaccin par un grand groupe. Car cette possibilité suppose que l’on sacrifie des milliers de vies humaines, simplement au nom du respect de ces droits monopolistiques. Vous avez raison , cette revendication là a pris en tout cas pour moi l’aspect de l’évidence.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Débat identité nationale : un rideau de fumée pour les régionales !</title>
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    <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 22:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;WIDTH: 308px; HEIGHT: 352px&quot; height=&quot;423&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/besson-identite-nationale.png&quot; width=&quot;439&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>&quot;Identité nationale&quot; : déferlement haineux sur le Net</title>
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    <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 22:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
        <category>déferlement</category><category>haine</category><category>identité nationale</category><category>Net</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le débat sur l’identité nationale lancé le 2 novembre &quot;n’est pas focalisé sur l’immigration et l’islam&quot;, a affirmé lundi Eric Besson, faisant un premier bilan de cette initiative. &quot;L’immense majorité des contributions est parfaitement respectueuse de nos valeurs républicaines&quot;, a déclaré le ministre. Pourtant, les contributions racistes continuent de s’étaler sur le site dédié à «&amp;nbsp;l’identité nationale&amp;nbsp;».&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    Début décembre, Éric Besson admettait l’existence de messages racistes sur le forum du site Internet dédié à son «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;débat sur l’identité nationale&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Des contributions dont l’&lt;em&gt;Humanité&lt;/em&gt; avait dénoncé la complaisante publication le 27 novembre 2008. Depuis, les efforts de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;modération&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» promis par le ministre n’ont pas débarrassé ce forum des messages nauséabonds qui l’émaillent. Ainsi, le 22 décembre, revenant sur les scènes de liesse consécutives à la qualification de l’Algérie pour la Coupe du monde de football, des internautes s’autorisaient des commentaires franchement xénophobes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;S’ils se sentent plus algériens que français, qu’ils aillent habiter là-bas&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Qu’ils apprennent à éduquer leurs gosses et en faire qu’un s’ils sont pas foutus de les maîtriser&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ces gens-là brandissent à tout va leur carte d’identité française. Mais ils revendiquent cette identité dans un seul but&amp;nbsp;: pleurer et dire qu’on ne leur donne rien. Ils attendent en permanence une aide de l’État (aide financière bien sûr). Et après, nous nous demandons ou passe le trou de la Sécu…&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ces gens-là ne sont décidément pas comme nous et ne partagent pas nos coutumes. Il faut arrêter de dire qu’il faut les intégrer car c’est eux qui ne veulent pas s’intégrer. Les enfants d’immigrés italiens, espagnols, les pieds-noirs se sont parfaitement intégrés en 1 ou 2 générations. Pourquoi ces gens-là n’y arrivent pas&amp;nbsp;? C’est bizarre&amp;nbsp;! Les ghettos dans lesquels ils se plaignent d’être parqués, c’est eux qui les ont créés à force de faire fuir les honnêtes gens&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;».&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; ns =&quot; &quot;&quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Assimilés à des «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;délinquants&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», les descendants d’immigrés africains ou nord-africains sont ensuite accusés de développer une «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;agressivité pathologique&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» et de vouloir «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;remplacer notre culture par la leur&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», tandis que les «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Français de souche&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» seraient coupables de se laisser «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;piétiner, insulter, ridiculiser&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Suit un éloge du colonialisme&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Les 100 ans de soi-disant colonisation française n’ont pas été si néfastes que ça pour le peuple algérien&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Autres cibles de ce déferlement haineux&amp;nbsp;: les sans-papiers «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Je suis français car je n’ai plus la sollicitude pour les sans-papiers et autres hors-la-loi qui squattent nos églises et méprisent nos droits en exigeant des droits différentiels.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Quant aux solutions suggérées, elles font écho, sans surprise, à la démagogie gouvernementale&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;La France devrait fermer ses frontières aux immigrés.&lt;/strong&gt;»&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Après les arts de la table…les droits de l’homme ?</title>
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    <pubDate>Tue, 29 Dec 2009 17:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Régis TRILLES</dc:creator>
        <category>France d'après</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/bruni-sarkozy-Mohammed_20VI.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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