Le blog de carcassonne

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vendredi 5 février 2010

Un déluge de feu et de phosphore blanc s’est abattu sur GAZA durant 23 jours…

L’Onu débat des crimes de Gaza

Le 5 novembre 2009, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait une résolution dans laquelle elle approuve les recommandations du rapport Goldstone (du nom de ce juge sud-africain, ancien recteur de l’université hébraïque de Jérusalem) sur le conflit à Gaza, qui estime que des crimes de guerre ont été commis à la fois par Israël et le Hamas lors de ce conflit entre décembre 2008 et janvier 2009. Une résolution adoptée par 114 voix pour, 18 voix contre, et 44 abstentions, qui faisait dire au président de l’Assemblée générale, Ali Treki  : « Ce vote est une déclaration importante contre l’impunité. C’est un appel en faveur de la justice. »

Trois mois se sont écoulés L’Assemblée générale demandait également au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de transmettre le rapport Goldstone au Conseil de sécurité. Elle appelait le gouvernement d’Israël et les Palestiniens à prendre les mesures appropriées dans les trois mois à venir pour mener des enquêtes qui soient indépendantes, crédibles et conformes aux standards internationaux, concernant les violations du droit international et des droits de l’homme signalées dans le rapport. Nous y sommes donc, exactement.

Trois mois se sont écoulés. Et si les explications des deux parties sont attendues, tous les regards se tournent bien sûr vers Israël. D’abord parce qu’il s’agit d’un État, membre des Nations unies, alors que le rapport Goldstone ne pointe pas un État de Palestine (et pour cause) mais des groupes armés palestiniens. Une différence de taille. D’autre part, Tel-Aviv a beau s’abriter derrière une « légitime défense », l’explication a fait long feu. Si des roquettes ont été lancées sur le territoire israélien, dans des zones civiles – ce qui est condamnable en droit – il n’y a aucune commune mesure avec le déluge de feu et de phosphore blanc qui s’est abattu du 27 décembre 2008 au 19 janvier 2009 sur la bande de Gaza, étranglée, asphyxiée depuis des mois, ce qui ne laissait que peu de marge de manœuvre aux habitants pour se défendre.

Les chiffres sont d’ailleurs là, implacables : trois civils tués côté israélien, plus de 1 200 chez les Palestiniens. Israël a refusé de coopérer avec les cinq membres de la commission d’enquête Goldstone, dont il a dénoncé les conclusions comme partiales, et a assuré que son armée avait déployé le maximum d’efforts pour éviter des pertes civiles lors du conflit. Le Hamas dément également tout crime de guerre. Mais tout le monde comprend bien que la responsabilité d’Israël, force occupante, qui contrôle les frontières terrestres, aériennes et maritimes de Gaza, qui maintient des centaines de check-points et le bouclage des villes et des villages en Cisjordanie, que cette responsabilité donc, est écrasante.

La position d’Amnesty International En octobre dernier, dans le quotidien Haaretz, le grand historien israélien Zeev Sternhell avertissait ses concitoyens  : « La question de savoir ce qui s’est réellement passé à Gaza est considérée comme entachée d’antisémitisme. La conscience toujours tranquille de l’Israélien moyen la balaye d’un revers de main. Mais plus le temps passe, plus l’aspect légal sera évité, et plus ce sera la dimension morale du rapport qui sera gravée dans notre conscience et celle du monde. » Alors que la Cour pénale internationale (CPI) pourrait être saisie, Amnesty International a déjà fait savoir que « les enquêtes menées par Israël n’ont pas correspondu aux normes internationales d’indépendance, de transparence, de rapidité et d’efficacité ».

La FSU, une force de propositions incontournable et indispensable pour les personnels...

Un syndicalisme plus combatif que jamais

Le marathon du congrès de la FSU s’est terminé, hier matin, par l’adoption du texte revendicatif et l’élection sans surprise de la nouvelle secrétaire générale, Bernadette Groison. Une élection acquise à une très large majorité du « parlement » de la Fédération syndicale unitaire, le Comité délibératif fédéral national (CDFN) : 125 voix contre 5. Á l’issue de cinq longues journées d’une discussion hachée par des procédures démocratiques de vote très contraignantes, la FSU peut se targuer d’avoir progressé dans la définition de ses objectifs, de ses propositions, tout en maintenant son unité. L’ensemble des textes a été adopté par des majorités allant de 80 à 90 % des congressistes.

Très attendue, parce que des points de vue différents s’étaient fait jour sur la question, la discussion sur la formation des enseignants a permis de dégager une position commune et claire approuvée par 80 % des délégués. Le gouvernement, qui avait misé sur une division du corps enseignant pour faire passer une réforme régressive, pourrait bien se retrouver face à un véritable front.

« Sur la formation des maîtres comme sur la retraite, le congrès nous donne la pêche », affirme Denis, des Yvelines, enseignant dans le primaire. Une seule proposition a dû être repoussée, l’adhésion à la Confédération européenne des syndicats, le congrès estimant qu’elle n’avait pas été suffisamment débattue. La décision sera prise d’ici à la fin 2010, après consultation de l’ensemble des syndiqués.

Première organisation dans la fonction publique, la FSU a décidé de prendre sa part dans l’évolution nécessaire du paysage syndical français. Elle affirme « ne pas se satisfaire de la division et de l’émiettement syndicaux » et entend « contribuer activement à construire un nouvel outil syndical » en y associant les syndiqués et les salariés. « Ni fusion ni absorption », la FSU s’attache à ses valeurs d’un syndicalisme « de lutte et de transformation sociale progressiste, à vocation majoritaire », à ses conceptions d’un syndicalisme démocratique. Le congrès a décidé de poursuivre et d’amplifier les initiatives communes menées avec la CGT d’un côté, Solidaires de l’autre, qu’il considère comme « des pistes positives ». Il marque sa volonté de « les ouvrir à toutes les organisations qui le souhaitent ». « La FSU a franchi un cap, estime Dominique, professeur d’éducation physique dans les Alpes-Maritimes. J’en suis à mon 5e congrès, c’est celui de la maturité. »

« Nous avons installé la FSU dans le paysage syndical, nous avons fait la démonstration de notre capacité à mobiliser contre tous les mauvais coups, je crois que, maintenant, nous devons faire de la FSU, une force de propositions incontournable et indispensable pour les personnels », a assuré Bernadette Groison en conclusion du congrès. Pour ses réformes de l’école, de la retraite, ou pour les coups qu’il entend porter à la fonction publique, le président de la République aura à se confronter à un syndicalisme combatif et porteur de propositions alternatives.